dimanche 31 janvier 2010

La Cinquantaine et les gènes de la longévité

Ma mère aura 90 ans demain. Beaucoup lui souhaiteront un heureux anniversaire et la féliciteront pour cet "exploit". Exploit oui, considérant son état! Depuis presque 4 ans, elle est incapable de se déplacer, immobile dans un fauteuil roulant dans lequel elle passe la moitié de la journée au Centre d'hébergement- dans son lit l'autre moitié-, les mains de plus en plus atrophiées, donc incapable de se nourrir elle-même, rendue presque aveugle par des cataractes trop avancées pour être opérables...Bref, complètement dépendante d'autrui, mais avec encore un certain désir de vivre, probablement lié en très grande partie aux visites quotidiennes que nous lui rendons ma soeur et moi en alternance. A celles aussi de son "bébé", Dodo, son petit-fils de 22 ans.

Une infirmière me disait aujourd'hui la chance que nous avions ma soeur et moi d'avoir hérité de tels gènes! Il faut dire que les 4 soeurs de notre mère ont vécu au-delà de 90 ans. Les oncles, ce fut une autre histoire par contre!...Mais le mot "chance", hum...Sans être capable d'agir, de faire, de communiquer avec les autres, peut-on vraiment dire que l'on vit? Lorsque, comme beaucoup de personnes très âgées, on se retrouve prisonnier de son corps et privé de tout contrôle sur ses besoins les plus élémentaires, on ne peut que se contenter d'exister, d'endurer et de perdurer, non? Quelle "chance" alors?...

Contre toute attente, ma mère, qui conduisait encore sa voiture à 85 ans au moment d'être foudroyée par le premier de trois AVC, ne semble pas encore prête à lâcher prise. Elle est consciente de ce qu'est devenue sa vie tout en continuant de ressentir tout ce que peut ressentir un être humain et demande parfois que nous la ramenions chez elle. "Pour avoir une vraie vie" dit-elle. Elle y croit encore. On y croit donc toujours?...

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jeudi 28 janvier 2010

L'olivier qui ne voulait pas mourir


Marie-Julie Gagnon recherchait pour une de ses chroniques sur Canoe.ca (Choc des cultures) des témoignages sur les plus belles vues du monde. Il m'est immédiatement revenu à la mémoire ce qui suit. Peut-être pas la plus belle vue du monde, sûrement pas en fait, mais pour moi qui me sentais déjà si heureusement dépaysée dans mon pays de rêve, ce fut une surprise que je ne suis pas prête d'oublier. Je vous le partage ici.


C'était dans la région de Catalunya en Espagne, en 2002. Des amis m'avaient emmenée faire une randonnée dans l'"arrière-pays", pour voir des attraits et des sites inconnus de la plupart des touristes. En circulant sur une petite route tranquille, voilà que nous apparaît au beau milieu d'un champ, comme abandonné à son sort, un arbre magnifique, dont je ne pouvais détacher mes yeux. Mes amis souriaient, sans surprise...Il s'agissait d'un olivier qu'on dit millénaire, un monument naturel réellement impressionnant, dont il était interdit de s'approcher. On me raconta que cet arbre dégageait un mystérieux magnétisme. Légende?...Qoi qu'il en soit, je ressens encore l'émotion qui m'avait étreinte ce jour-là...


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mercredi 20 janvier 2010

La cinquantaine en réflexion...

Jeudi, 9 heures. Les équipes de secours dépêchées de partout dans le monde s'affairent à chercher, déblayer, soigner, panser, consoler les milliers de victimes du séisme qui a frappé Haiti il y a une semaine. Souvent en pleurant, parfois mais de plus en plus rarement, en criant de joie au hasard des corps trouvés ça et là, ces milliers de travailleurs, médecins, militaires, bénévoles d'organismes d'aide humanitaire, vivent là une expérience qui les marquera à jamais. Sous les yeux angoissés des survivants encore incrédules face à l'ampleur du désastre qui, en quelques secondes, a fait basculer leur univers familier dans un gouffre d'odeurs et de sons effrayants.

Jeudi, 1o heures. Les réseaux de radio et de télévision, simultanément avec ceux d'internet lancent une bombe: un séisme de 8.2 vient de secouer la Californie. Des images instantanées d'énormes édifices en train de s'écrouler sur des milliers de gens. Hommes, femmes, enfants courent, hagards, dans les rues en hurlant. Des explosions enfument le ciel devenu rouge et noir. A CNN, un reporter ne fait que répéter: "it has just happened, the worst has happened". On fait déjà état de centaines de milliers de victimes dans ce paradis devenu enfer.

Jeudi, 12 heures. Le président américain ordonne que tous les Américains en mission à Haiti se rendent sur-le-champ dans les grandes villes de la Côte-Ouest afin de sauver tout ce qui peut encore l'être. Il invite les "amis" des Etats-Unis à en faire autant, vu l'urgence de la situation.

Jeudi, 15 heures. Le chef des opérations en Haiti et son équipe se présentent devant les centaines de caméras et annoncent à des journalistes hystériques: "here we are and here we stay". Il quitte immédiatement le site pour retourner à ses tâches, malgré la pluie de questions qui fusent du rang des reporters confondus.

Le cours de l'histoire vient de prendre un tournant dramatique, inattendu. Les hommes ont compris...

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lundi 18 janvier 2010

Il faut croire!

J'ai regardé ce vidéo en pensant très fort au peuple haitien, pour qui il doit être devenu si difficile, voire impossible de...CROIRE!



Je vous le partage, parce que Il Divo avec Céline, sans en être une fans finie, j'avoue que ça n'est pas désagréable à regarder et encore moins à écouter. Vous me direz :)



http://www.youtube.com/watch?v=ChLW07FqbLY&feature=related

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jeudi 14 janvier 2010

Enfants d'Haiti



Comme tout le monde, je ne pense, depuis mardi, qu'aux pauvres victimes du séisme à Haiti, dont vraisemblablement un de nos concitoyens à peine débarqué là-bas quand la tragédie s'est produite. On nous demande, c'est logique, d'envoyer des sous par le biais des organismes d'aide humanitaire en place à Port-au-Prince, des milliers d'entre nous l'ont déjà fait et ça va continuer durant les prochains jours. Que peut-on faire d'autre de toutes manières? Et puis...Quoi?


Indépendamment des cataclysmes qui s'acharnent sur lui, l'histoire de ce pays de grande misère qui n'en sort pas magré l'aide internationale implantée solidement dans ses murs depuis plusieurs années a de quoi nous rendre perplexes. Pourquoi? Qui? Comment réussira-t-on à redonner à ce peuple courageux des conditions de vie décentes? A permettre à ses enfants d'entrevoir enfin un horizon teinté de rose et de bleu, en toute dignité et autonomie?


Pour l'heure, on aurait juste une envie: aller prendre dans nos bras ces enfants que les médias nous montrent gisant ou errant dans les rues de Port-au-Prince, blessés, ou seuls, ou les deux.


L'horreur!

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mardi 12 janvier 2010

La Cinquantaine et la bienveillance universelle

Le phénomène psychique qui cause le plus de dommages dans l'esprit, particulièrement lorsqu'il est tranquille, est le ressentiment. Vous pouvez être indigné en vous souvenant d'un incident qui vous a causé une douleur physique ou mentale. Cette expérience peut produire un malaise, une tension, de l'agitation et vous tourmenter, au point que vous ne soyez plus capable de maintenir votre posture ni d'expérimenter cet état.
(re. Méditer au Quotidien, Vénérable Hénépola Gunaratama, p.147)

Cet extrait tiré de ma petite bible du mieux-être physique et mental, j'en ai déjà parlé dans ce blogue, est suivi d'une recommandation un peu raide: pratiquer la bienveillance universelle. Si j'avais lu ce conseil en débutant ma lecture de ce petit livre qui continue de me faire un bien immense, en particulier dans des périodes stressantes, je l'aurais probablement mis de côté vite fait. Me considérant alors assez loin du type zen, du moins par mon comportement, j'aurais immédiatement crû que'il visait un public averti, initié à la pratique de la méditation, avec tout ce que cela implique entre autres de "lâcher prise" et de compassion pour autrui. Heureusement, les 146 pages précédentes m'y avaient préparée et même convaincue. J'en avais eu la confirmation lors de ma première expérience du cancer, comme cela m'arrive encore régulièrement si des sentiments de tristesse m'envahissent, ou, comme récemment, suite à une discussion chargée d'émotivité.

Qu'il soit très tôt le matin ou en plein après-midi, il me suffit d'ouvrir mon guide de vie à n'importe quelle page pour me mettre à respirer lentement, évacuant du coup les bibittes qui ont troublé mon sommeil ou mon bien-être tout court. Peu importe la source de ces irritants: doutes, reproches, incompréhension, s'il existe un moyen d'acquérir ou de sauvegarder sa paix intérieure et d'éloigner les maladies qui découlent inévitablement de la privation de cette paix, pourquoi pas en essayer un qui ne coûte qu'un peu de patience, d'ouverture d'esprit et de détermination à trouver le bonheur, c'est-à-dire la paix? J'en reviens à la bienveillance et à ses effets:

"En pratiquant la bienveillance, vous pouvez développer une attitude plus amicale, sans parti pris ni préjugés, discriminations ou animosité. Les personnes compatissantes peuvent aider les autres (...) et celui qui en est dépourvu ne peut aider les autres."

En parlant de ceux et celles qui se comportent en "ennemis":

"Plus ils sont névrosés, plus ils souffrent de peurs, de tensions, d'anxiété, plus ils peuvent créer des problèmes, des douleurs et des souffrances au monde. Quand vous haissez quelqu'un (...) ce qui arrive en réalité c'est que votre propre corps sécrète de telles toxines que vous ressentez des douleurs, une tension artérielle élevée, du stress. Votre visage change, vous perdez l'appétit, le sommeil et devenez désagréable envers les autres..."

Conclusion personnelle: on peut souffrir et s'apitoyer sur soi-même, en accusant le monde, son entourage ou le chien du voisin d'être responsable de nos maux. On peut aussi décider de suivre les conseils de sages expérimentés, de guides du bonheur. Vénérable Hénépola Gunarata, je suis contente que le vie vous ait mis sur mon chemin! Puissiez-vous en inspirer beaucoup d'autres!

Amen :)

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dimanche 10 janvier 2010

Partir...mais où? (états d'âme)


Mon annonce sur le site Echangedemaisons.com commence enfin à donner des résultats. Depuis la fin-novembre, j'ai reçu une dizaine d'offres d'échanges, surtout de Français de diverses régions. La dernière, d'aujourd'hui en fait, me propose un séjour en Bretagne. La présentation des propriétaires et les superbes photos affichées ont de quoi m'inciter à changer de cap, j'avoue! Et puis, cette fameuse Bretagne, ces "Bretons aux chapeaux ronds" nous est déjà quelque peu familière à nous Québecois. Ne sommes-nous pas nombreux à avoir du sang de Bretons dans les veines?


Sauf que...J'ai quitté l'Espagne en mai 2002, après un séjour presque parfait de 5 semaines, en me jurant d'y retourner. En tout cas, de séjourner de nouveau sur les bords de cette Méditerranée aux teintes féériques et si possible cette fois , de m'y baigner. Le Portugal fait aussi partie de mes destinations en tête de liste, mais ses habitants ne semblent pas démontrer un grand intérêt pour cette partie du nord un peu nordique. Et puis il y a la Grèce, sa monumentale histoire, ses îles de rêve; pas question d'échange de maison dans ce cas-là, mais plutôt un voyage organisé avec guides et tout le tralala. Le hic c'est que sa capitale est passablement troublée, politiquement, depuis l'an passé. De plus, un tel voyage, à partir de Montréal, coûte un bras et demi!


La France, après tout, me semble être une alternative intéressante! Bretagne? La Provence? Auvergne? Haute-Savoie? Côte D'Azur? Et pourquoi pas l'Alsace, dont j'ai conservé des souvenirs merveilleux bien que ce voyage date d'une autre vie...? Une petite famille vivant dans un village alsacien tout près des frontières italiennes et allemandes n'attend qu'un signe de ma part. Et moi, un signe, je ne sais pas...Du destin? Peut-être...
Des suggestions?


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