mercredi 24 mars 2010

La cabane à sucre: mythe ou réalité?


Aujourd'hui du moins, rien de plus réel que cette cabane à sucre dans un rang d'Albanel. Mais quelle arrivée nous avons faite mes amis! Sous un soleil radieux et -4 degrés celsius, nous avons dû débarquer, une cinquantaine de collègues retraités et moi, à un-demi kilomètre du site: notre magnifique autobus d'écoliers jaune avait eu beau y faire, plus moyen de le faire avancer sur la surface gelée de cette petite route de l'arrière-pays. C'est donc le ventre encore un peu plus creux mais tout de même joyeux que notre bande a fait son entrée dans la fameuse cabane. Vous dire l'odeur-sucrée comme il se devait-qui se dégageait de ces lieux rustiques, tout de bois recouverts! Et que dire de ces délicieux mets qui nous attendaient sur le comptoir: patates fricassées et oreilles de Christ, oeufs dans le sirop d'érable, jambon à l'érable et même "baloné" aussi à l'érable, crêpes (devinez à quoi?), des rôties (toutes nues celles-là) bien chaudes, le tout accompagné d'un café style eau de vaisselle pas changée depuis un bout, mais bon...

Après le mot de bienvenue et une petite blague du proprio, nous ne nous sommes pas faits prier pour lui faire honneur à ce repas typique de la cabane, croyez-moi! Presque trop en fait pour avoir encore de l'appétit pour le dessert suprême: la tire sur la neige. J'ai bien écrit "presque"!
Rassasiés ou pas, impossible de résister au coulis chaud jaune blé se figeant instantanément sur la neige, puis enroulé autour d'un bâtonnet pour finir en partie dans notre estomac gourmand, le reste collé sur les dents. Question de faire durer le plaisir! Le dentifrice attendra.

On en redemandera l'an prochain, c'est sûr!

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samedi 20 mars 2010

Un savoureux morceau de vécu pour ces dames!

Trop hilarant ce billet de mon amie Oxygène! Je vous laisse le savourer!

http://chrodoxy.blogspot.com/2010/03/au-salon-de-coiffure.html

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La Cinquantaine toujours vivante

Mon dernier billet remonte à un bout de temps déjà, je sais...Paresse? Manque d'inspiration? Un peu de tout ça, je le confesse. Ecrire pour moi ne doit pas être une exercice ardu- tout en étant exigeant parfois au niveau de la forme- mais avant tout un plaisir et pour cela, il faut en avoir vraiment envie. Aujourd'hui, j'ai eu justement envie de reprendre le clavier pour reprendre mes souvenirs de prof. Je songe à remettre ensuite à jour ma "chronique" du CHSLD.

C'était à la mi-juin: mon dernier jour de classe avec un groupe vraiment sympathique, mon groupe chou-chou en quelque sorte. Une belle jeunesse de 16 printemps d'une maturité et d'une sociabilité hors du commun. Il faut dire que j'étais moi-même à l'époque encore bien loin de la cinquantaine, ce qui facilitait je suppose les relations prof-élèves. Ce dernier cours devait être plus occupationnel qu'instructif, comme c'est généralement le cas à la veille des examens de fin d'année. Les élèves avaient apporté des jeux de société, nous avions échangé sur leurs projets de vacances et les miens, bref une belle période de 75 minutes...ou plutôt 70. C'est que 5 minutes avant la fin du "cours", 2 représentants du groupe m'avaient demandé de tout arrêter parce qu'ils avaient un petit présent pour moi. Wow!!! Rares sont des démontrations concrètes d'appréciation au secondaire, j'en étais toute surprise et émue! Les voici donc qui déposent sur mon bureau un paquet joliment emballé, tout sourires, apparemment émus eux aussi. L'un d'eux me remercie au nom des autres pour cette belle année, me complimentent un peu...je rougis, au bord des larmes. Puis je me mets à déballer ledit paquet. La première couche de papier enlevé- ils en avaient mis des couches!-, je crois déceler une odeur bizarre qui ne s'apparente en rien à une quelconque eau de toilette, sinon peut-être à celle de la toilette...C'est là que j'entends des rires étouffés qui ne me disent rien de bon, mais comme ces élèves ont été si gentils tout au long de l'année, je n'ai aucune raison de m'inquiéter voyons! J'arrive à la dernière couche de papier alors que l'odeur inconnue se fait de plus en plus persistante et nauséabonde. Enfin, le fameux "présent" m'apparaît, sous forme de... grenouille conservée dans le formol! Nooooonnnnnn! Sous les applaudissements et les rires, je manque défaillir, le souffle me manque, je commence à voir vert...et croyez-le ou non, je mets à courir, poursuivie par les p'tits vlimeux qui brandissent l'objet de mon dégoût, bien décidés à me le mettre sous le nez. En tournant le coin du corridor, en proie à une panique folle et incontrôlable, je rentre dans quelqu'un...qui se trouve à être le principal de l'école. Les malcommodes s'arrêtent net, cachant la bibitte derrière leur dos, pendant que je me jette, volontairement cette fois, dans les bras robustes du directeur ébahi, rouge comme une tomate-personne n'a eu à me le confirmer, je savais!- et le coeur battant. Une fois un peu calmée et les explications données sur la raison de mon comportement débridé, je n'ai pas le temps de retourner à la classe pour exprimer ma déception et ma peine à mes 30 malfrats, que la cloche sonne. Trop tard! ...

J'ai eu à la rentrée scolaire suivante, l'occasion d'en reparler avec quelques-un d'entre eux. Mais pourquoi??? "Madame, on a juste voulu vous faire une petite blague parce que vous nous aviez raconté que lorsque vous étiez étudiante au secondaire, vous trouviez toujours le moyen de sécher le cours de biologie, tant votre horreur du formol et des bêtes qui baignaient dedans était grande.

Ils ont regretté, je leur ai pardonné.

Morale de cette histoire: ne jamais oublier que les ados ont parfois une manière peu orthodoxe d'exprimer leur affection et...ne jamais raconter quoi que ce soit qui puisse leur donner des idées malsaines! :)

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lundi 1 mars 2010

Notre belle région à vélo! :)

Vidéo réalisée dans le cadre du 10e anniversaire de la Véloroute des Bleuets, par un talentueux jeune cinéaste de la région: Jonathan Gagné.

Un circuit à découvrir!


http://www.youtube.com/watch?v=lEupLqkzosE

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mardi 23 février 2010

Renoncer... puisqu'il le faut

Me voici donc entrée de plein fouet, temporairement je l'espère, dans le clan des Tamalous. Vous savez, un petit mal de genou ici, un petit pied endolori là, à la sortie du lit, et autres "inconvénients" qui viennent nous rappeler que si l'esprit se moque bien du nombre de jours qui s'accumulent au fil des ans, le corps lui...Et on se fâche un peu, et on se fait traiter un peu, et on refuse beaucoup les conseils de prendre ça relax, et on se fait accroire que ce n'est pas si pire...et Aoutch!!! Le maud.. petit pied qui refuse de déclarer forfait. Résultat: sautillement dans les marches d'escalier, marches rapides sur les trottoirs cabossés, patinage, mon sport favori entre tous: forget it!


"Renoncer, c'est mourir un peu", disait je ne sais plus qui; or entrer dans le clan des Tamalous, ça implique malheureusement du renoncement, parfois brusque, parfois graduel. Vite trouver des solutions de rechange, sous peine de devenir les vieilles matante et vieux mononcle gâteux auxquels on avait pourtant juré de ne jamais ressembler! En ce qui me concerne, je me suis résignée à m'inscrire dans un gym malgré mon aversion pour ces froids appareils de conditionnement physiques dont les poignées reluisent de la sueur du brave précédent. Cardio et contrôle de poids obligent...mais vous dire comment j'HAÏS ça!

Le soleil brillait de tous ses feux aujourd'hui, nous confirmant la venue hâtive du printemps. La vie est quand même belle! :)

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mardi 16 février 2010

L'amour, pas seulement dans la cinquantaine...


En revenant encore un peu étourdie d'un séjour trop court mais tellement agréable auprès de fifille et namour à Québec, puis de cousins, cousines (et compagnie) des environs de Trois-Rivières, je songe à la Saint-Valentin, à l'amour que les jeunes semblent avoir tant de difficulté à saisir et surtout, à garder de nos jours...Lui , est resté à la maison et je souris en pensant qu'il aura probablement sa petite attention toute prête, bien que nous ne soyons pas très enclins à célébrer les événements statués à des fins plus commerciales qu'autrement...Je me sens aussi un peu triste pour notre aîné, "retombé" célibataire récemment, alors qu'il n'y a pas si longtemps, nous croyions tous qu'il avait trouvé sa perle rare.

Perdue dans mes réflexions sur ce drôle de monde dans lequel nous vivons, aux jeunes si avides de communications rapides mais apparemment peu doués pour le "durable", je feuillette La Presse et tombe par hasard sur une vision de l'amour toute simple et touchante, livrée dans un petit bijou de texte, celle de Stéphane Laporte. Et si ce n'était pas plus compliqué que ça la "vraie affaire"? Le problème, c'est que pour s'en rendre compte, il faut d'abord avoir été capable de le conjuguer durant bien des années au quotidien ce fameux verbe aimer...

LA PRÉSENCE AMOUREUSE

Je suis en haut, dans mon bureau. Je tape sur mon clavier. Ma blonde est en bas, dans le salon. Elle lit. Dans la maison, pas un son. Bécaud, notre chat, doit dormir quelque part.
L'après-midi s'achève. Le soleil aussi.
J'ai beau être concentré sur mon texte, j'ai beau forcer du cerveau, l'instant d'une seconde, je réalise que tout est beau. Que mon coeur est en paix. Je souris.

Je ne vois pas Marie-Pier. Je ne l'entends pas. Je ne sens pas son parfum. Mais je sais qu'elle est là. Je ressens qu'elle est là. Et c'est tout ce dont j'ai besoin. Et ça me fait du bien. Elle serait partie chez IKEA avec sa soeur, elle serait partie étudier à l'université, tout serait bien aussi. Mais l'espace autour de moi ne serait pas pareil. Le silence non plus. La maison serait vide. La maison serait un peu triste. Comme trop grande. Et le silence serait plus fort. Rempli d'absence.
Mon âme serait en attente. Mon âme serait à «pause». Je ne serais pas inquiet. Je ne serais pas en manque. Je ne m'ennuierais pas à m'en ouvrir les veines. Rien de ça. J'écrirais mon texte quand même. Je serais concentré quand même. Mais pas de la même façon. Je ne serais pas complet. Tout simplement. Quand ma blonde est là, tout est là. Je ne cherche plus. Je n'attends plus rien. Je vis.
Il y a l'amour au temps du coup de foudre. L'amour au temps des étreintes et des tempêtes. Et l'amour au temps du quotidien. L'amour qui s'installe. L'amour qui s'incruste. Certains en ont peur. Certains le fuient. Moi, je trouve que c'est le plus beau. Le plus vrai.
Le monde est si vaste et l'humain est si seul que ça fait du bien de sentir qu'une autre personne sur Google Map a son drapeau planté au même endroit que soi sur la photo satellite. Que son point d'ancrage est dans la même eau. Que quelqu'un d'autre vit là où l'on vit. Car sans Ève, point de paradis. Vivre à la même adresse, au même numéro, c'est top.
Aimer, c'est vouloir que l'autre reste. Ce n'est pas que se rencontrer, se croiser en mouvement. Aimer, c'est s'arrêter. Et régler son vol sur le vol d'un autre. Comme deux oiseaux sortis du lot.
Aimer, c'est s'engager. Ceux qui disent aimer sans s'engager n'aiment pas. Ils s'amusent. C'est bien, s'amuser. Ce sont presque les mêmes lettres que le mot aimer. C'est proche. Ça y ressemble. Mais ça ne remplit pas une maison. Ni un coeur.
Ça fait quand même un bout que ma blonde est en bas. Je descends. Elle s'est endormie dans le fauteuil. Je la trouve belle.
À la Saint-Valentin, les amoureux se forcent un peu. Ils se fêtent, se fleurissent et se sucrent. C'est bien. Mais c'est pendant les autres jours, sans Cupidon et sans concours, les jours normaux et ordinaires, que les amoureux sont à leur plus beau. Quand ils ne font rien qu'être ensemble. Qu'être pas loin. Quand ils ne font rien que ronfler un peu. Et qu'ils aiment ça.
Joyeuse Saint-Valentin, demain! Et joyeux petit lundi, après-demain!Je suis en haut, dans mon bureau. Je tape sur mon clavier. Ma blonde est en bas, dans le salon. Elle lit. Dans la maison, pas un son. Bécaud, notre chat, doit dormir quelque part.
L'après-midi s'achève. Le soleil aussi.
J'ai beau être concentré sur mon texte, j'ai beau forcer du cerveau, l'instant d'une seconde, je réalise que tout est beau. Que mon coeur est en paix. Je souris.

Je ne vois pas Marie-Pier. Je ne l'entends pas. Je ne sens pas son parfum. Mais je sais qu'elle est là. Je ressens qu'elle est là. Et c'est tout ce dont j'ai besoin. Et ça me fait du bien. Elle serait partie chez IKEA avec sa soeur, elle serait partie étudier à l'université, tout serait bien aussi. Mais l'espace autour de moi ne serait pas pareil. Le silence non plus. La maison serait vide. La maison serait un peu triste. Comme trop grande. Et le silence serait plus fort. Rempli d'absence.
Mon âme serait en attente. Mon âme serait à «pause». Je ne serais pas inquiet. Je ne serais pas en manque. Je ne m'ennuierais pas à m'en ouvrir les veines. Rien de ça. J'écrirais mon texte quand même. Je serais concentré quand même. Mais pas de la même façon. Je ne serais pas complet. Tout simplement. Quand ma blonde est là, tout est là. Je ne cherche plus. Je n'attends plus rien. Je vis.
Il y a l'amour au temps du coup de foudre. L'amour au temps des étreintes et des tempêtes. Et l'amour au temps du quotidien. L'amour qui s'installe. L'amour qui s'incruste. Certains en ont peur. Certains le fuient. Moi, je trouve que c'est le plus beau. Le plus vrai.
Le monde est si vaste et l'humain est si seul que ça fait du bien de sentir qu'une autre personne sur Google Map a son drapeau planté au même endroit que soi sur la photo satellite. Que son point d'ancrage est dans la même eau. Que quelqu'un d'autre vit là où l'on vit. Car sans Ève, point de paradis. Vivre à la même adresse, au même numéro, c'est top.
Aimer, c'est vouloir que l'autre reste. Ce n'est pas que se rencontrer, se croiser en mouvement. Aimer, c'est s'arrêter. Et régler son vol sur le vol d'un autre. Comme deux oiseaux sortis du lot.
Aimer, c'est s'engager. Ceux qui disent aimer sans s'engager n'aiment pas. Ils s'amusent. C'est bien, s'amuser. Ce sont presque les mêmes lettres que le mot aimer. C'est proche. Ça y ressemble. Mais ça ne remplit pas une maison. Ni un coeur.
Ça fait quand même un bout que ma blonde est en bas. Je descends. Elle s'est endormie dans le fauteuil. Je la trouve belle.
À la Saint-Valentin, les amoureux se forcent un peu. Ils se fêtent, se fleurissent et se sucrent. C'est bien. Mais c'est pendant les autres jours, sans Cupidon et sans concours, les jours normaux et ordinaires, que les amoureux sont à leur plus beau. Quand ils ne font rien qu'être ensemble. Qu'être pas loin. Quand ils ne font rien que ronfler un peu. Et qu'ils aiment ça.
Joyeuse Saint-Valentin, demain! Et joyeux petit lundi, après-demain!

http://www.cyberpresse.ca/opinions/chroniqueurs/stephane-laporte/201002/13/01-

949365-la-presence-amoureuse.php

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dimanche 31 janvier 2010

La Cinquantaine et les gènes de la longévité

Ma mère aura 90 ans demain. Beaucoup lui souhaiteront un heureux anniversaire et la féliciteront pour cet "exploit". Exploit oui, considérant son état! Depuis presque 4 ans, elle est incapable de se déplacer, immobile dans un fauteuil roulant dans lequel elle passe la moitié de la journée au Centre d'hébergement- dans son lit l'autre moitié-, les mains de plus en plus atrophiées, donc incapable de se nourrir elle-même, rendue presque aveugle par des cataractes trop avancées pour être opérables...Bref, complètement dépendante d'autrui, mais avec encore un certain désir de vivre, probablement lié en très grande partie aux visites quotidiennes que nous lui rendons ma soeur et moi en alternance. A celles aussi de son "bébé", Dodo, son petit-fils de 22 ans.

Une infirmière me disait aujourd'hui la chance que nous avions ma soeur et moi d'avoir hérité de tels gènes! Il faut dire que les 4 soeurs de notre mère ont vécu au-delà de 90 ans. Les oncles, ce fut une autre histoire par contre!...Mais le mot "chance", hum...Sans être capable d'agir, de faire, de communiquer avec les autres, peut-on vraiment dire que l'on vit? Lorsque, comme beaucoup de personnes très âgées, on se retrouve prisonnier de son corps et privé de tout contrôle sur ses besoins les plus élémentaires, on ne peut que se contenter d'exister, d'endurer et de perdurer, non? Quelle "chance" alors?...

Contre toute attente, ma mère, qui conduisait encore sa voiture à 85 ans au moment d'être foudroyée par le premier de trois AVC, ne semble pas encore prête à lâcher prise. Elle est consciente de ce qu'est devenue sa vie tout en continuant de ressentir tout ce que peut ressentir un être humain et demande parfois que nous la ramenions chez elle. "Pour avoir une vraie vie" dit-elle. Elle y croit encore. On y croit donc toujours?...

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