vendredi 23 février 2007

La cinquantaine en politique

Hier, l' inspiration était au rendez-vous. Sauf que!...Après avoir pondu un texte assez acceptable je crois, puis avoir appuyé sur le bouton "publier", voilà que tout ce qui se retrouve sur cette page ce sont les mots-clé ainsi que le titre. Fatigue et frustration. Pas question de remettre ça sur le clavier! De toutes manières, la nuit aidant, le ton était probablement un peu trop sentimental ou nostalgique. N' empêche que (et me voilà repartie!)...

Mon titre reflète ma pensée politique et mon très probable choix pour ce qui est des prochaines élections. Pas pour le chef, dont la personnalité reste quelque peu...indéfinissable. Pas même par urgent désir de voir se réaliser enfin l' indépendance de cette province unique qui est la nôtre; je ne vois malheureusement pas comment les membres qui composent ce parti, dont la constitution frôle d' ailleurs la décomposition par moments, pourraient réussir là où tant de grands nationalistes ont échoué. En fait, comme des dizaines de milliers de mes compatriotes, je rêve que se lève enfin un (e)digne successeur(e) de René, brillant(e), intègre, fougueux(se), un(e) fier(e) Québecois(e) soucieux(se) de la sauvegarde et du développement autant culturel qu' économique de cet ilôt, qui risque de sombrer dans un avenir rapproché, dans les obscures abysses du mondialisme. L' union des "grands" de ce monde, malgré ses louables et altruistes (!) objectifs, pourrait signifier l' annihilation à court ou à moyen terme des petites nations comme la nôtre. Inévitable? Peut-être.

Mais en attendant, on a besoin de "chiens de garde"capables de se tenir encore debout pour affirmer- eh oui, encore ce besoin après plus de cent ans d' histoire- notre caractère unique. Des politiciens préoccupés par la bonne administration de la province, oui bien sûr, mais qui n'éprouvent aucune fausse honte à s'imposer comme francophones, quoique idéalement multilingues, prêts à lutter pour empêcher que" Québec", réalité forte et dynamique, ne devienne qu' un touchant souvenir dans la mémoire de ceux qui viendront après nous.

Partiquement toute ma famille du côté maternel était, comme on disait dans le temps "dans la business". Des "successful" gens d' affaire francophones unilingues, qui n' avaient pas peur de se retrousser les manches et de faire face à la compétition dans les périodes difficiles. Mon grand-père, un homme généreux et respecté de tous, se plaisait à répéter: "nous autres on est fait forts et surtout, on est ensemble. C' est ça qui compte."

Je me souviens! ...

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dimanche 18 février 2007

La cinquantaine en motoneige: au royaume des fantômes de glace


Eh non...je ne suis pas, mais alors pas du tout adepte de ce sport motorisé qui empoisonne mon air, obstrue mes facultés auditives et me transforme en statue poids- lourd aux allures d'astronaute malhabile. Toutefois, j'apprécie les découvertes que notre virée annuelle dans différents sentiers des clubs de motoneige du Québec, nous amène à faire, comme celle-ci: les célèbres fantômes de glace des Monts Valin.
Il y a aussi bien sûr les découvertes humaines, de belles rencontres au hasard de repas partagés lors de séjours en gîte. Cette fois, ce fut celle d' un Parisien de 70 ans, qui vient depuis 20 ans arpenter en solo les sentiers de divers coins du Québec sur sa motoneige de location. Tout un monsieur! Quant à nos hôtes, les sympathiques Suzanne et Régis, proprios du Gîte du Lac Docteur à Saint-Honoré, vous dire qu' ils sont accueillants serait presque un euphémisme, tant ils possèdent l' art de vous faire sentir comme chez vous; sans parler de leur table, à laquelle on s' attarde très volontiers!
D' autres photos du Pic Dubuc et de ses fantômes, dans mon album:
Inoffensifs, magnifiques...à vous glacer le sang!

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jeudi 15 février 2007

La passion ou les braises (élucubrations)


Derrière soi: la construction et l' accomplissement. Devant soi: ce que la vie décidera, tout simplement...
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Ce "simplement"est peut-être la clé, le gage d' une sérénité, en tout cas d' un bien-être qu' on aimerait bien ressentir pour le reste du chemin à parcourir. Et pourtant s' il est une femme passionnée de et dans la vie, je dis "présente" et "simplement" ne rime pas toujours avec "passionnément"! Problème...

Passion= illusions- désillusions, attentes-déceptions, coups de coeur-maux de coeur...
Être passionnée, c' est carburer à l' adrénaline, investir tout ce qu' on est et même parfois tout ce qu' on a, dans des aventures compliquées, desquelles on a l' impression de sortir souvent plus petit que plus grand. C' est se bâtir des châteaux en Espagne qui s' avèrent être aussi solides que des châteaux de cartes. C' est s' acharner à planter des roses dans un champ de patates. Bref, la passion, c' est épuisant et ça consume une quantité d' énergie qui se transforme vite en braises à la cinquantaine... Conclusion, il faut apprendre à modérer ses transports, à devenir "économe", à "réaliser son âge", comme dirait ma mère. Sauf qu' elle nous répète aussi qu' il faut s' accepter tels qu' on est...

Problème!

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dimanche 11 février 2007

les accomodements des peureux

Je m' étais promis de ne pas en remettre sur ce sujet qui n' en finit plus de faire jaser dans les chaumières, mais quand certains chroniqueurs et animateurs de télé-vedette en viennent à transformer ce sujet en railleries sur les régions "éloignées", alors là, impossible de ne pas réagir! Il faut dire que certains dirigeants de petites municipalités, pseudo-défenseurs de droits supposément bafoués du bon peuple québecois, n' aident pas vraiment la cause!...

Quant à moi, pour avoir vécu quelques expériences personnelles et aussi collectives d' accueil et d' intégration d' immigrants dans ma région "éloignée", je trouve ce débat ridicule. C' est une insulte à l' intelligence des nouveaux arrivants que de vouloir les informer avec force détails, doubles points sur le i et barres foncées sur les t, de ce qu' est la nation québecoise et de ses valeurs fondamentales. Il ne faut pas oublier que tous ces gens, sauf peut-être les réfugiés de droit commun, ont dû s' astreindre à une préparation de longue haleine avant de faire le saut dans cette société distincte! Ils savent que nous sommes une société ouverte et démocratique, que le français est la première langue ici, que nous sommes un peuple pacifique qui ne connaît la guerre qu' à travers les média.

Ce que certains ne savent peut-être pas, c' est que des symboles religieux pour eux, sont parfois pour nous des représentations de violence et d' atteinte aux libertés égalitaires. Le port du kirpan par exemple. Le port du niqab et de la burqa aussi. Et cela, c' est la partie non négociable, un point, c' est tout! Il suffirait que les fonctionnaires chargés des entrevues préalables à l'obtention du statut de résident permanent des nouveaux immigrants insistent sur ces points, qu' ils fassent clairement comprendre à ces gens qu' aucun "accomodement" n' est à espérer en rapport avec ces exigences, que toute forme d' extrémisme, intégrisme religieux inclus, entraînerait automatiquement le rejet de leurs demandes de citoyenneté. Qu' ils n' aient pas peur de donner des exemples clairs de ces questions non-négociables; accueillir ne veut pas dire consentir à tout, n' importe quel immigrant est capable de comprendre ça, voyons!

Depuis un an, environ 28 immigrants sont venus s' établir dans ma région. Il y en a dont la religion interdit la consommation du porc, alors ils passent tout droit devant notre fameuse tourtière, aussi odorante et savoureuse qu' elle soit et choississent d' autres plats. D' autres dansent à l' africaine et nous donnent des cours; on adore ça! On s'accomode mutuellement très bien, dans le respect et...la modération!

À suivre

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mercredi 7 février 2007

La cinquantaine en repos forcé

Le coeur qui palpite à la seule vue de l' escalier...la gorge qui semble prise dans un étau...la tête et les oreilles qui bourdonnent de sons inhabituels...et ça coule, ça coule, comme la sève des érables de mon ami "amourable"!

C' est fou, n' est-ce pas, comme ça peut changer une vie, ces petits microbes là? Parfois du jour au lendemain, comme ce fut mon cas la semaine dernière. Le lendemain en fait de mon dernier blog, où je me vantais- ça m'apprendra!- de mon emploi du temps presque surchargé, je me suis réveillée avec ces symptômes trop reconnaissables, pour me retrouver le soir-même complètement "bouchée", dans le vrai sens du mot. Les activités prévues ont dû céder le pas à l' immobilité la plus complète, sessions de clavardage et de courriel inclus.

Pauvres de nous, Québecois, impuissantes victimes des assauts microbiens revigorés par le froid mordant des dernières semaines! Même les spécialistes des questions de réchauffement de la planète doivent en prendre...pour leur rhume!

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vendredi 2 février 2007

La cinquantaine et la retraite active: oh yes!

J' avais prévu de me consacrer dorénavant au thème de l' immigration, telle que vécue par nos nouveaux arrivants ici au Lac Saint-Jean, mais je vais mettre cela sur la glace pour "élucubrer" un peu sur la retraite, ou plutôt une forme de retraite: la mienne. Plusieurs membres du vénérable club des retraités se reconnaîtront-ils dans mon texte? Si c' est le cas, au plaisir de les connaître! Ça peut être rassurant de savoir qu' on est pas seuls à carburer encore à l' adrénaline à 50 ans+...Mais attention: je ne m' en plains pas, au contraire!

Retraite. Ce seul mot est encore dans l' esprit de bien des gens, synonyme de repos (" bien mérité"), de perpétuelles vacances ("bien méritées"), d' agendas aux pages blanches, de voyages de dernière minute, bref, de gestion du temps sans autres contraintes que les humeurs. Eh bien! Si c' est ça, je dois être une atypique profonde. J' ai pris la dite retraite à la fin de juin de 2006, donc il y a à peine 7 mois et croyez-moi, la gestion de mon temps ne se fait pas aussi simplement que ça, au point où j' en perds presque le contrôle certains jours. Vous voulez savoir à quoi ça ressemble? Voyons voir.

mardi et jeudi, 10:45h à 11:45: sessions de work out, sous le nom de "actif-santé". Une parenthèse: j' ai hésité à m' y inscrire, craignant que ce ne soit trop "matante" comme activité, puisqu' elle était offerte spécialement aux personnes retraitées. Erreur!!! Stretching par ici, sauts par là, push-ups sur ballon, redressements assis...je vous jure que la Claudia ne nous fait pas de cadeaux et c' est tant mieux!

mardi, 18:30h à 20:00h : atelier de conversation anglaise animé par moi-même, à la demande de quelques ex-collègues dont les rires sont probablement aussi intenses que les efforts qu' ils déploient. Sûrement plus "thérapeutiques" en tout cas! :)

mercredi après-midi: une heure de "coaching" d' une nouvelle prof de la Poly qui a été lancée dans la fosse aux lions sans préparation, c' est-à-dire sans formation pédagogique. Besoins urgents obligent...

lundi-mardi-mercredi-jeudi-vendredi-samedi-dimanche: une heure de marche rapide ou/et de patinage

lundi-mardi-mercredi-jeudi-vendredi-samedi-dimanche: visite d' une heure ou deux à ma mère au "foyer".

Et voilà pour une partie de l' agenda aux pages blanches...S' ajoutent à ce qui précède les déjeûners (assez fréquents) au resto, les réunions d' entreprise avec mon associé, les rencontres pour POL, les inévitables rendez-vous médicaux, dentaires, etc. J' allais presque oublier la popote, le ménage, bref tout ce qui constitue le "travail de maison", auquel je suis loin de consacrer tout le temps que je devrais peut-être...Bah! Pas question de me sentir coupable pour ça; je m' y mettrai bien un jour...quand j' aurai le temps! :)

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