mercredi 28 mars 2007

Cinquantaine vs trentaine: le choc des valeurs


Entendu ce matin pour la 2e fois en un mois d' une amie (pas la même) bouleversée: "mon fils et sa conjointe se sont séparés, merde!" Dans les 2 cas, les fistons ont entre 30 et 35 ans, ils ont acquis leur première maison récemment et dans les 2 cas, il y a des enfants en bas âge, ce qui augmente bien évidemment l' onde de choc chez les grands-mamans éplorées.Après les mots de compréhension d' usage (une mère reste une mère): "il faut dire que ça allait mal depuis un bout; il a le droit de refaire sa vie, il est encore jeune; quant à lui, il n' y aurait pas eu d' enfants", etc.), l' une d' elles décide de se "lâcher lousse", genre:

Non mais c' est quoi leur problème, peux-tu me le dire? Sont- tu assez naifs ou innocents (!) pour croire que le feu de l' amour peut et doit brûler éternellement? Pis le sens de l'engagement et des responsabilités là-dedans? C' est ça qu' on appelle une société en évolution? Ils vont-tu continuer de butiner comme des abeilles jusqu'à ce qu' y soient pus capables de polleniser? Me semble que c' est pas normal! Arrêtez-les quelqu' un!...

Bon, je vous fais grâce de la suite de la séance de défoulement d' une mère et surtout d' une grand-mère douloureusement affectée malgré elle par deux des grands maux de ce siècle:la difficulté d' assumer des choix "limitatifs" et, conséquemment peut-être: l'instabilité affective.Nous serons vraisemblablement de plus en plus nombreux, parents et grands-parents de 50 ans+ à souffrir de telles situations. Nos plaintes,critiques, frustrations n' y changeront rien: l'urgence de vivre sans passer à côté des vraies affaires est devenue le leitmotiv de notre progéniture qui a le droit de vivre comme elle l'entend...pour le meilleur et pour le pire!

À suivre: l' adaptation des uns et des autres...

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vendredi 23 mars 2007

La zenquantaine

J' ai déjà fait mention de mon livre de chevet: Méditer au Quotidien. Après l' avoir mis de côté durant quelques mois, j' en ai repris la lecture hier, non pas du début, mais en ouvrant une page au hasard; peu importe où mes doigts atterriront dans ce petit livre, je sais qu' en le refermant, j' aurai retrouvé une certaine tranquilité d' esprit.

Vous comme moi, peut-être, vivez de temps en temps de ces petites crises d' angoisse incontrôlées qu' aucun raisonnement logique ne semble pouvoir atténuer? C' est que le remède justement, ne consiste pas à "raisonner", mais plutôt à reprendre le contrôle de sa respiration. Simpliste? Il ne faut pas le croire. Sensé et efficace? Sans aucun doute, mais il y a deux mots-clé: discipline et constance. Comme pour la pratique d' un sport ou d' un art. Personnellement, je dois travailler fort sur la deuxième clé pour atteindre le maximum de bien-être par la méditation pour "le monde ordinaire" telle qu' enseignée dans ma petite bible de la sagesse "Vipassana". Je dois admettre que les résultats obtenus jusqu' à maintenant ne peuvent que m'encourager à persévérer, c' est pourquoi il me fait plaisir de partager avec vous quelques fondements du "Grand Instructeur".

Le Vénérable Hénépola Gunaratana, auteur de Méditer au quotidien, explique:

"Le but de la méditation est la transformation personnelle (...) Elle change votre caractère par un processus de sensibilisation, en vous rendant profondément conscient de vos propres pensées, paroles et actions. Votre arrogance et votre antagonisme s' évaporent. Votre esprit devient stable et calme. Votre vie s' harmonise. Ainsi la méditation correctement effectuée prépare-t-elle à faire face aux hauts et aux bas de l' existence. Elle réduit les tensions, les peurs, les angoisses. Les choses commencent à prendre leur place et la vie devient paisible au lieu d' être une lutte. Tout cela se produit par la compréhension (...) Graduellement nous parvenons à une connaissance directe des choses telles qu' elles sont réellement, sans préjugé ni illusion. Est-ce une raison suffisante pour méditer? A peine. Tout ce qui vient d' être dit n' est que promesses sur le papier. Il n' y a qu' une seule façon de savoir si la méditation vaut l' effort à effectuer. Apprenez à méditer correctement et faites-le. Vous verrez par vous-même."

De quoi méditer durant cette fin de semaine naissante! :)

De retour...après les élections! Et que les meilleurs gagnent!

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mercredi 21 mars 2007

La cinquantaine en amitié H/F


Poursuivant dans la veine de mon précédent sujet et par la même occasion, d' un débat (encore) qui ressurgit parfois autour de la table familiale et entre amis: l' amitié homme/femme.Nous les femmes sommes sûrement nombreuses à y croire et j' en suis! Pourtant, peu d'hommes, jeunes surtout, semblent abonder dans le même sens. Leurs arguments majeurs?


- nous les gars, si on s' intéresse vraiment à une fille, c' est pas pour s' en faire une amie...

- ça se peut, si le gars est homo. Sinon, oublie ça!

- y'en a toujours un des deux qui finit (ou commence) par ressentir des émotions pas juste amicales...

- les hommes et les femmes pensent tellement pas pareil!-Les gars et les filles on est pas faits pour être amis, on est faits pour être séduits!


Et le coup bas:


-Peut-être que ça se peut quand on devient vieux!...


Aouch!!! Parce qu' en devenant vieux, C' est-à-dire 40 ans+ selon les uns(!), 80+ selon les autres (permettez que je m' inscrive dans la 2e option?), les gens des deux sexes sont censés se promener dans la rue avec une aura super amicale qui les "protège" contre toute situation équivoque ou trouble (horreur!!!).


Qu' en pensez-vous? Des expériences à partager? Il suffit (en passant) de vous enregistrer à Google avec un mot de passe! Un petit effort, allons, les " 'tits vieux! :)


En passant, mon sympathique ami blogger Amourable, le seul, ou presque, qui daigne me laisser ses petits commentaires, est l' auteur du blogue Sirop d' érable. Comme la saison bat son plein actuellement, je pense qu' une petite visite à sa cabane vaudrait le détour! Ça sent tellement bon le sirop qui bout!Moi pis mon aura allons maintenant attaquer une autre journée bien remplie!


En toute amitié,Marie

1 commentaire:
À 21 mars 2007 13:29:00 EST , Amourable a dit...
Ça c'est un vrai comportement amicale. Merci pour la pub et, oui, j'ai le nez dans le sirop ces temps-ci.En toute amitié..Amourable.

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vendredi 16 mars 2007

La cinquantaine en amitié


La cinquantaine est peut-être la période de la vie où le mot amitié revêt son caractère le plus, comment dire...pur, désintéressé. C' est probablement aussi une période où elle prend une importance particulière, notre temps libre nous permettant de renforcir les, ou en tout cas certains liens déjà établis et d' en développer de nouveaux à la faveur des activités sociales, sportives, de bénévolat...

Mais l' amitié signifie-t-elle la même chose pour tout le monde? Chose certaine, elle ne s'exprime pas de la même manière, au point où dans certains cas, on finit par croire à un manque d' intérêt, voire à un manque de sincérité. Pour moi, personne entière et fidèle à mort,
les déceptions d' amitié ont parfois été presque aussi douloureuses que peuvent l' être des déceptions amoureuses. Une en particulier, que ce 6e sens que je me suis toujours vantée de posséder (parfois à regret parce que trop "fiable"), n' avait pas pressentie.

Une amitié que je croyais inconditionnelle et qui serait sans aucun doute éternelle, pour une personne que j'admirais, que j' aimais comme une soeur, avec qui, exceptionnellement, toutes les confidences étaient permises. Mais aussi une personne si aimable, sociable, soucieuse d' être aimée de tous que le temps lui manquait toujours davantage. Elle avait beau me répéter que l' absence "physique" ne voulait rien dire, que c' était temporaire, qu' un bon jour nous pourrions reprendre nos petits placotages"thérapeutiques" et nos rires complices, elle me manquait et je le lui faisais sentir. À tort, je l' ai réalisé plus tard...J' avais 35-40 ans.

Aujourd' hui, bien que toujours entière et fidèle à mort, j' ai enfin compris qu' il ne fallait pas avoir d'attentes. Au fond, chaque amitié est comme un précieux cadeau, qui une fois déballé, peut continuer de nous émouvoir et qu' on aura envie de conserver à tout jamais, mais les circonstances pourraient en décider autrement et ça n' en diminuerait en rien sa valeur. Sagesse de quinquagénaire? Si la "sagesse" résulte de la somme de nos expériences, eh bien c'est peut-être ça! :) Chose certaine, je ne pourrais vivre sans amitié et je me sens présentement comblée en ce sens, avec des amies merveilleuses, des femmes généreuses et remplies d' une joie de vivre contagieuse.Elles se reconnaîtront!

Salut les filles! Quand est-ce qu' on va déjeûner?


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lundi 12 mars 2007

La cinquantaine en randonnée: un zoo unique aux parfums d' hiver


Un décrochage total dans un sanctuaire de flore et de faune unique en son genre, spécialement en hiver: le jardin zoologique. "Notre" jardin, moteur touristique de la région du Saguenay Lac Saint-Jean, propose, en pleine saison hivernale, une randonnée surprenante dans ses fameux sentiers à bord du "petit train des sentiers de la nature". Ceci a l' air d' une "plogue", mais je jure que l' expérience vaut amplement le coût du billet: 15$.


Bien que j' habite à seulement quelques kilomètres de là, j' avoue que cette promenade hivernale au zoo était ma première depuis des années. Elle ne sera pas la dernière. Nous y sommes allés en famille et en avons rencontré de nombreuses autres, venues de France surtout. Bien emmitouflés dans nos chaudes couvertures, nous nous sommes laissés charmer par la beauté des paysages de la toundra, aux aguets pour ne rien manquer du spectacle des animaux qui s'y laissent admirer et posent même parfois pour ces drôles de bipèdes qui les visitent avec respect et émerveillement.


Avant de repartir, nous avons assisté à la présentation "multisensorielle" d' un film époustouflant sur la boréalie, puis nous sommes attardés, inévitable!, devant l' habitat des gros nounours polaires, plus enjoués et exhibitionnistes que jamais. Un vrai petit bonheur!


La nature dans toute sa splendeur...pour combien de décennies encore?


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samedi 10 mars 2007

Le doc a parlé


Rencontre "multi" effectuée avec un succès théorique certain. Belle écoute, de la sympathie, des solutions à court terme. Nous en sommes ressorties un peu revigorées et confiantes en des jours meilleurs pour notre mère et conséquemment, pour nous-mêmes. On verra...En passant, j' ai trouvé assez intéressant le comportement de l'équipe multidisciplinaire d' un organisme de santé publique en réunion; bien qu' "intéressant" ne soit peut-être pas le mot juste!

Le médecin, dans la jeune quarantaine, calme, assuré, commence par nous présenter, puis me remercie pour la lettre que nous leur avons fait parvenir la veille, question de préparer le terrain. Ensuite, il nous présente les intervenants présents: infirmière, travailleuse sociale, psychologue, chef de services hospitaliers en gériatrie (enfin, quelque chose comme ça), préposée aux bénéficiaires, physiothérapeute. Le doc à la voix douce et rassurante enchaîne avec une espèce de résumé des faits et incidents ayant marqué l' intégration de notre mère au "foyer", soit depuis janvier dernier. Il s' attarde sur le suivi médical très professionnel du cas de cette personne en perte d' autonomie sévère, notre maman, et nous l' interrompons pour lui demander pourquoi cette décision "très professionnelle" de lui enlever du jour au lendemain une certaine médication pourtant très efficace...Courte variation plus ou moins assurée sur le thème de " la bonne volonté" du confrère responsable de la désastreuse décision. Retour à l'espèce de résumé, suivi du lent énoncé d'éventuelles mesures pour assurer à la pensionnaire tout le confort et le bien-être possible, compte-tenu de son état. Personne n' ose ajouter: "et du coût élevé de la pension"!

Durant la longue conclusion du gentil doc, ponctuée de commentaires de ma soeurette, les autres intervenants...n' interviennent pas plus qu' ils ne l' ont fait depuis le début de la réunion. La jeune psychologue, juste en face, me croise du regard; elle me sourit aimablement, mais ses yeux expriment clairement son grand ennui. Même message du côté de sa voisine, la sympathique travailleuse sociale.
Finalement, j' éprouve moi aussi de la sympathie pour "l' équipe "multi". Nous voilà quittes...ou presque!

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mardi 6 mars 2007

La cinquantaine et le CHSLD

Ah! La politique! Avec ses aspects très superficiels- l' image first!- elle a tout de même de quoi nous amuser ces temps-ci, vous ne trouvez pas? À l' approche des élections, les combats de coq se font de plus en plus vifs, les coups portent de plus en plus bas, le tout bien alimenté bien entendu par des medias affamés de scandale ou du moins de piquant. En passant, ils seront servis en frais de mordant aujourd' hui, avec ce froid arctique! Accrochons-nous bien les oreilles!

Après deux parenthèses plus longues que prévu sur le sujet mentionné ci-haut (j' évite, j' évite!), de retour à la vraie vie, à commencer par celle des personnes âgées en CHSLD, dont ma mère. En fait, le mot "vraie vie" est plutôt mal choisi dans le cas de cette dernière, particulièrement depuis cette maudite (excusez là) fermeture de 2 semaines pour cause de propagation de gastro-entérite...

Une telle fermeture, ça veut dire: interdiction de visites, résidents consignés dans leur chambre 24 heures sur 24, personnel épuisé et affecté aussi en bonne partie par la maladie. Pour ma mère et sans doute plusieurs autres, ça veut surtout dire: retour à la case départ, ou presque. Privée de la stimulation affective, sociale, sensorielle, auquelle elle avait été habituée ces 11 derniers mois, nous l' avons retrouvée affaiblie, plus confuse par moments, plus incontinente (évidemment!) et surtout, moins motivée que jamais à collaborer avec son physiothérapeute qu'elle aime pourtant beaucoup; tout exercice lui paraît maintenant aussi pénible qu' inutile. Bref, son moral est à 0, d' autant plus que des douleurs à la jambe et au pied droit, paralysés depuis 8 mois à la suite d' une bebête chûte à l' hôpital où elle séjournait avant d' être "placée", deviennent de plus en plus lancinantes et, aux dires du personnel soignant du centre, "compliquées à contrôler". La gériatrie et ses mystères!...

Il y aura demain réunion "multi" comme ils disent là-bas, où tous les intervenants se réuniront pour discuter de cas comme celui de ma mère; mon unique soeur et moi y avons été invitées et nous y serons. Avec notre tristesse et notre angoisse, mais nous y serons. Il faut y être, pour questionner, suggérer, expliquer, exprimer ses états d' âme et les nôtres. Nous sommes les phares de nos parents vieillissants, c' est aussi ça, la "vraie vie", mais tout n' est pas que drame! Heureusement!

Que pensez-vous de la performance d' André Boisclair à Tout le monde en parle? Il faut avouer qu' il a marqué quelques points, non? Oupssssss...:)

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jeudi 1 mars 2007

stéréotypes en campagne...


La suite...pourquoi pas?

J' entendais sur les ondes de la radio locale ce matin, que l' image trop urbaine de André Boisclair mènerait à la déconfiture de son parti dans les régions comme le Saguenay Lac Saint-Jean. Bon, admettons. Mais l' animateur de ladite station de radio d' en remettre, en donnant comme exemple de caractéristiques très métropolitaines du bonhomme: attitude un peu hautaine, manière de s'exprimer un peu "pointue", malaise évident en rapport avec des enjeux typiquement régionaux et, d'ajouter animateur en question: "son orientation sexuelle". Ayoye!!!

Il y a quelques heures, sur les ondes d' un poste de radio saguenayéen cette fois, l' ineffable Louis Champagne, notre André Arthur régional, se moquait d' un candidat péquiste (à croire qu' il n' y a d' homosexuels que dans le PQ!) en doutant avec expressivité que les "gars qui travaillent chez Alcan"aient le goût d' accorder leur vote à une "tapette" (citation exacte).

J' ai beau être une régionaliste fière et convaincue, j' avoue que ce genre de propos me dépasse et pas rien qu' un peu! Louis Champagne ne représente, heureusement qu' une minorité de gens bornés dont la justesse des opinions est directement proportionnelle à l' étroitesse de leur esprit. Mais l' autre! Un jeune journaliste intelligent, instruit, issu d' une famille impliquée en politique depuis de nombreuses années (j' arrête ici, il ne manque presque que le nom)!Complexe d' infériorité? Envie? Intolérance? Je m' interroge!

Ceci dit, je ne suis pas une fan inconditionnelle d' un homme contesté depuis presque le début de son élection comme chef. J' ai même de la difficulté à comprendre que la majorité des membres lui aient renouvellé leur confiance lors du dernier congrès, après ses célèbres bévues. L' occasion eût été belle et il me semble qu' il n' était pas trop tard pour se revirer de bord! Bien sûr, l'erreur est humaine et il reste maintenant à souhaiter que de bonnes surprises nous attendent dans le détour, entre autres une performance impressionnante de M. Boisclair au débat des chefs. Qu' il réussisse à faire ressortir le vide...des coquilles vides de ses opposants au porte-monnaie miraculeusement débordant et qu' il exprime clairement ses objectifs pour un Québec insécure, en particulier dans ses régions fragiles du manque de ressources pour leur santé physique et économique.

Alors peut-être la confiance reviendra-t-elle en force et ultimement, la victoire du seul parti capable malgré ses faiblesses internes, de proclamer haut et fort qui nous sommes et ce à quoi nous aspirons légitimement!

Amen...

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