mercredi 30 mai 2007

Programmeurs et représentants (vente) recherchés par ici

Une petite info en passant:

Croyez-le ou non, des entreprises de mon coin de pays éprouvent de la difficulté à recruter du personnel pour divers types d' emploi, notamment en enseignement des langues, cuisine, boulangerie, débroussaillage, commerce international, etc.

Une belle occasion pour des "nouveaux arrivants", avec accueil garanti par Portes ouvertes sur le Lac :) ou pour des jeunes natifs d' ici et intéressés à revenir s'emplir les poumons de l' air frais du Lac tout en coulant des jours paisibles en communion avec une généreuse nature à portée de main!
N.B. Aucun organisme ni aucune entreprise ne me donne une rétribution pour faire la promo de ce qui précède, je le jure! Ça doit être celà, avoir l' esprit régionaliste! :)

Une bonne nouvelle en passant:

Mme Rose est ressucitée! :)))) Après une réclusion volontaire de plus d' un mois, le pinson du CHSLD, la dame la plus "bijoutée" et colorée, celle dont la voix et les rires haut-perchés permettent à ses supporteures...de profiter du grand salon pour eux seuls, a décidé qu' il était temps de sortir de sa dépression. Tant mieux pour nous ses amis..tant qu' elle ne nous refera pas le coup du tape-la-pomme-tape-la-poire! (re. blogue: l' anecdote de l' ananas)

Une pensée un peu morbide en passant:

"On a beau avoir une santé de fer, on finit toujours par rouiller".
(tiré d' un de ces "amusants" .pps qui font le tour de la cyberplanète: "anecdotes d' hôpital")

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dimanche 27 mai 2007

La Cinquantaine se prépare!

Aujourd' hui marque une date importante: première épicerie destinée au frigo du chalet du lac. "Mi lugar de ser feliz" (mon lieu de bonheur), pour reprendre l' expression d' une amie brésilienne, Magnolia, en parlant de sa maison dans la montagne, non loin de Rio.

Les premières victuailles, la première bouteille de vin rouge, le café, l' inévitable guimauve et les saucisses à rôtir sur le feu de bois , les graines à semer dans un petit jardin pas toujours aussi bien traité qu' il le devrait...et en-avant le vrai luxe! C' est-à-dire des journées paisibles à rêvasser en-face du lac et de ses visiteurs ailés, hérons, canards, oies blanches et compagnie; à marcher pieds-nus dans le sable jusqu' au bout de la plage, là où le clocher du petit village avoisinant se fait plus distinct; à me retrouver (parfois) au chant du coq assise au bout du quai, emmitouflée dans une grosse couverture, pour ne rien perdre de la naissance d' un jour ensoleillé. À reprendre goût à la lecture et à l' écriture de poèmes peut-être, bref à laisser le temps prendre son temps!

Quand arrivera l' été, le vrai, l' environnement prendra des formes et des sons de plus en plus humains. Les cris d' enfants joyeux et les rires d' adultes libérés des containtes laborales et hivernales, se mêleront au clapotis de l' eau et aux concerts des oiseaux. Puis, inévitablement, passera une moto marine flamboyante, puis une chaloupe de pêcheur au moteur rugissant, faisant tache sur un tableau jusque-là idyllique. Bah! On s' y habituera! Qui croit encore en un monde parfait?...

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mercredi 23 mai 2007

Sortie mère-fille: on l' aime not' Mario!!!


Mario qui? Ben voyons! Le plus Bleuet des chanteurs populaires québecois et qui plus est, originaire tout comme moi de Dolbeau-Mistassini!


Eh oui, je l' avoue sans fausse honte: j' aime beaucoup Mario Pelchat, sa voix chaude, la plupart de ses textes, sa belle gueule encore gamine à quarante et quelques années. Et le plus beau et surprenant peut-être: ma fille aussi! C' est pourquoi, il y a un mois, j' ai décidé de nous faire un petit cadeau, une belle sortie mère-fille avec comme point culminant le spectacle de Mario à la salle Albert Rousseau (cégep de Ste-Foy) de Québec. L' événement a eu lieu hier soir, 22 mai. Je résume?


La soirée a commencé par une belle surprise: nous étions au parterre, avec une vue idéale sur la scène. Surprise qui n' aurait pas dû en être une, puisque j' avais moi-même réservé nos billets sur le réseau Réservatech et que j' étais même parmi les premières "fans" à le faire pour cette première prestation de 2 à Ste-Foy. Mais bon, la cinquantaine et ses petits dérapages de mémoire...Bref, ma fille, après s' être un peu moquée (logique!) de sa distaite de mère qui s'acharnait vainement à chercher les dits sièges réservés au balcon, s' est retrouvée dans la 6e rangée, excitée et ravie.


La première cause de notre enthousiasme a d' ailleurs été cette très belle salle elle-même.

C' était notre première visite en ces lieux et ce ne sera sûrement pas la dernière. Les sièges sont confortables et disposés de manière à ce que tous les spectateurs puissent profiter du spectacle au maximum. Côté scénique, les jeux d' éclairage se sont chargés de créer de manière très efficace l' atmosphère voulue, de mettre l' emphase sur les artistes choisis, bref, les techniciens ont réussi par leur art à faire ressentir les émotions qu' il fallait...quand il le fallait. Avec Mario, évidemment, comme excellent émetteur, capable de faire rire ou vibrer les récepteurs tout à fait bien disposés que nous étions, dans cette salle comble de 1300 places environ. Bien disposée je l' étais moi aussi, mais attention: pas gagnée d' avance!


À 20:00h les lumières se sont éteintes pour laisser Annie Blanchard réchauffer la salle. Une heureuse découverte que l' ex-académicienne des Productions J! Toute blonde (n' était-elle pas rousse dans le temps?) et simple dans son élégant ensemble noir, sans bijoux, d' allure fière et douce, elle a eu droit après ces 30 minutes ingrates, vu notre impatience bien à voir et surtout à entendre Mario, à une belle ovation bien méritée. Eh oui, elle a terminé sa prestation par sa porte-bonheur d' Angéline et oui, ça sonnait aussi bien qu' à la radio, mais non, ce n' est pas ce qui lui a valu une chaleureuse ovation. La jolie Acadienne a démontré un talent fou, non seulement comme interprète mais aussi comme auteure-compositeure. S' accompagnant de sa guitare, elle a su nous émouvoir entre autres par son hommage à sa meilleure amie: sa soeur. Son attachement familial s' est aussi manifesté dans une chanson dédiée à une tante décédée trop jeune (quinquagénaire en fait), amoureuse de la mer et de sa terre natale. Je ne sais pas si Annie est un nom prédestiné, mais après Annie Villeneuve, on va sûrement entendre beaucoup parler de cette petite Blanchard à la voix d' or :)


20 minutes de pause qui nous ont paru trop longues ont été suffisantes pour que l' accueil fait au roi Mario soit des plus bruyants. C' est assis au piano qu' il a commencé son concert, accompagné par 3 magnifiques violonistes, une violoncelliste, un contrebassiste, 3 guitaristes touche-à-tout et un batteur. Une équipe du tonnerre qui n' a pas mis long à nous faire bouger, s' exclamer, taper des mains, applaudir, siffler (pour les spécialistes du genre) et bien sûr en réclamer plus encore! Je vous fais grâce des détails de cette soirée musicale, sinon pour vous dire qu' elle fut à la hauteur de nos attentes et même davantage.


Quant au post-concert...ce fut toute une autre histoire! Imaginez une fille de 22 ans, probablement la plus jeune de ce public composé principalement de femmes d' âge mûr (35-70 ans :), courant se placer dans la file d' attente des chasseuses d' autographe (quoique, à la réflexion, j' ai quand même aperçu 3 ou 4 mâles dans la rangée), quitte à attendre une-demi heure au moins. "Tant qu' à y être", me dit-elle pour essayer de me convaincre de l' imiter. Vous avez deviné: elle y réussit! Et de cela, j' avoue être un peu plus gênée, mais bon... Ce fut en fait plus d'une heure, à en entendre des vertes et des pas mûres sur des rumeurs concernant l' orientation sexuelle et la spiritualité"douteuses" du beau gars du Lac, des commentaires pas piqués des vers sur son refus, annoncé officiellement par son agent, de se laisser embrasser par ces dames (

-Paraît qu' y' en a qui se sortent la langue, les effrontées!

-Ouais, ça doit être de sa gang du Lac, des belles colonnes.


Regard noir d' une belle jeune fille du Lac réservée et droite comme une colonne...


Tant pis pour les mauvaises langues (on a de la suite dans les idées! :)...je ne retiendrai de cette agréable sortie que la magie du spectacle et surtout le plaisir d' avoir partagé un moment privilégié avec ma grande. On s' en promet d' autres!


N.B. M. Pelchat s'est avéré, malgré la fatigue d' une heure et demi de prestation intense, d' une grande générosité, prenant la peine d' écrire quelques lignes à sa jeune admiratrice comblée. La mère elle s' est contentée de serrer la main de son ex-concitoyen et d' échanger quelques mots avec lui dans la langue... de Molière.
L'affiche en question trône maintenant sur le mur du salon de coiffure qu' elle possède dans le secteur de Neufchatel. Avis aux intéressés(es)! :)







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dimanche 20 mai 2007

Une folie en entraîne une autre: anecdote de l' ananas

Dimanche gris, petite pluie fine, température d' allure automnale en ce 20 mai...Tout est propice au vague à l' âme et ce ne sont pas les événements récents qui manqueraient pour l' alimenter. Tomberai-je dans le pathos ou pas? Hum...que le clavier décide! :)

Difficile de me sortir de la tête le CHSLD, où le manque d' effectifs fait souvent en sorte qu' on "doive" prendre des décisions expéditives au détriment de la santé mentale de certaines personnes âgées et trop souvent , si vous voulez mon avis, laissées à elles-même. Il est si commode n' est-ce pas, de se rabattre sur les excuses typiques:

"Le système est là pour en prendre soin; le personnel est très professionnel, pas de problème; l'important est qu' ils ne souffrent pas physiquement; à cet âge, de toutes manières...

L' exemple d' un pensionnaire attachante que j' appellerai madame Rose a de quoi donner le frisson à quiconque est tant soit peu préoccupé par ce qui attend notre génération frappée de longévité accrue et sans doute les suivantes aussi, du moins jusqu' à ce la terre en ait assez de notre manque de considération! Mais laissez-moi vous présenter le "cas", je m' en contenterai pour ce billet. Le clavier a décidé :)

Madame Rose est effectivement ce qu' on peut appeler " un cas". Placée en CHSLD il y a 2 ans, à un âge relativement jeune (65 , de nos jours, c' est pas si vieux que ça non?), elle souffre de problèmes psychiatriques découlant d' une vie matrimoniale infernale. Que fait-elle dans un CHSLD où la moyenne d' âge est autour de 80 ans? C' est la question que je me suis posée la première fois que je l' ai aperçue, ou devrais-je dire, entendue! C' est qu' en autres singularités, madame Rose a une forte propension pour la Bonne Chanson, dont elle se fait un plaisir de livrer à tout bout de champ dans le salon des usagers et de leurs proches, de longs extraits. Haut et fooooooooooort! Mémoire phénoménale elle a la madame, soit-dit-en-passant! Et un esprit étonamment vif, je l'ai parfois appris à mes dépens! !Que j' aie le malheur de prononcer devant elle le nom d' une amie, Hélène, voilà madame Rose Jukebox qui décolle, sur un ton aigu à rendre un chat hystérique:
"Seul sur le sable les yeux dans l'eauMon rêve était trop beauL'été qui s'achève tu partirasA cent mille lieux de moiComment oublier ton sourireEt tellement de souvenirs..." Je vous fais grâce de la suite...contrairement à elle!

Un bon après-midi, j' apporte à ma mère des tranches d' ananas frais, dont elle raffole. Malheur à nous! Madame Rose, en apercevant le jaune fruit, se sent prise d' une inspiration déchaînée, (agadou-ou-ou-ou-ou-ou-ou!!!!!!!)" et de "moudre l' ananas" et de "pousser le café" de toutes ses forces. (Parenthèse pour les non-québecois: il s' agit d' une version un peu douteuse d' une chanson qui fit jadis le succès, l' unique d' ailleurs je crois, de Patrick Zabé.) Tant et tant que le fauteuil roulant de la colorée-ature se met à tanguer dangereusement, faisant pencher en même temps à-moitié son corps assez lourd vers le sol, sous les yeux ébahis des spectateurs involontaires présents. Je me précipite pour redresser le véhicule et m' enquérir de l' état de l' artiste, quand, après un sonore "bien merci", la voilà qui reprend à tue-tête la chanson providentiellement interrompue, exactement là où elle l' avait laissée. "Tape la pomme" (sa tête), "tape la poire" (son derrière)...et c' est reparti de plus belle pour le concert de la madame que rien ne saurait décourager. Encore plus sonnée qu' elle, je me prépare à lui demander gentiment de se faire un peu plus discrète, lorsque j' aperçois ma mère et une autre pensionnaire condamnée elle aussi au fauteuil roulant, les deux en larmes! Des larmes de fou rire! Tellement que je n' arrive pas à savoir si c' est à cause de ma face, de la situation en général ou de la prestation débridée qui n'en finit plus d' envahir l' espace d' habitude tranquille du petit salon. Loin de se sentir agressées, ma mère et sa compagne avaient un plaisir fou à assister au "show" de madame Rose et de les voir rire de si bon coeur me faisait tellement de bien à moi que j' en eus bientôt aussi les larmes aux yeux.

Conclusion: des circonstances désagréables peuvent quelquefois se transformer en grands moments de belle folie. Il suffit peut-être de s' adapter!

(dédié à un ami angoissé à l' approche de son hospitalisation. )

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lundi 14 mai 2007

Les années 50: le temps des balustrades


Alors que les médias continuent de nous retransmettre, tout heureux, les rebondissements post-électoraux qui ont au moins le mérite d' avoir remis le PQ à l' avant-plan, la Fête des Mères passées, le sirop d' érable de l' ami Amourable enfin reçu et savouré (hmmm! Délicieux les pets de soeur! :) , une autre semaine commence, dont on va encore dire: qu' elle a donc passé vite!

La retraite n' y change rien: les jours s' égrènent comme le chapelet. Chapelet, c' est quoi ça? Pour vos les jeunots: une suite interminable de "je vous salue Marie" bafouillés entre deux fous rires dans le temps où les églises constituaient encore un lieu de rencontres à caractère pas toujours si religieux que ça. En passant, nous les quinquagénaires+ , on pourrait en écrire des belles sur ce qui se passait parfois dans ces lieux de culte jadis bondés de monde, n' est-ce pas? Je me souviens entre autres que "la peteuterie" avait des bancs réservés à la messe du dimanche, alors que " les autres", surtout les retardataires, devaient s'astreindre à chercher une place libre parfois jusqu' en-avant de la nef, quitte à rebrousser chemin, en sueurs, sous le regard amusé des uns et des autres. En règle générale, on n' entrait pas dans les bancs réservés par Monsieur, madame le docteur, Monsieur, madame le notaire, monsieur, madame le maire et leur compagnie, sous peine d' être humiliés devant des centaines de fidèles remplis de fausse dévotion...Je l' ai d' ailleurs appris à mes dépens un certain jour de Noel et ce moment eut sûrement un impact définitif sur mes convictions religieuses jusque-là inébranlables, toute obéissante (et naive) que j' étais, du haut de mes 10 ans! Et le plus drôle, c'est que mon grand-père, gros commerçant de cette petite ville du haut du Lac, avait aussi un banc réservé, mais seulement pour la "grand'messe", celle de 9:30h, la plus longue, celle où le curé se montrait le plus "performer", avec des sermons qui n' en finissaient plus. Avec au coeur la foi et l' espérance... en l' immense charité de ses ouailles les mieux nantis!

Autre événement ayant sûrement contribué à faire vaciller, voire à éteindre la flamme religieuse présente en mon âme pure de petite fille éduquée à grands coups de catéchisme (littéralement): ma dernière visite au confessionnal. Un vicaire ami de ma famille m' y accueillit pour écouter attentivement la liste de mes pensées les plus démoniaques, presque toujours relatives aux discordes fraternelles; au moment de m' accorder, dans sa grande générosité de représentant officiel de Dieu sur terre, l' absolution libératrice, je l' entendis prononcer, horrifiée: "Marie! Va et fais attention à l' avenir."

Marie!!! Le vicaire m' avait reconnue! Je lui avais confié, sûre de mon anonymat, avoir détruit les tunnels de neige fièrement construits par mon frère et ses amis parce qu' ils refusaient d'accepter les filles dans leur gang! Je lui avais avoué ne plus être capable de sentir ma soeurette toujours en train de fouiner dans mes affaires! Je lui avais révélé ma propension à dire "maudit" quand j' étais en colère et même sans colère (ça, je n' avais pas osé le mettre dans ma liste) et lui, il m' avait nommée: "Marie!" Oh my god!!!

Me sentant trahie, ma décision fut prise: jamais plus de confessionnal, au risque d' être exclue de la procession de la communion solennelle, occasion tant rêvée d' avancer lentement dans l'allée, avec mon voile et ma couronne de faux diamants, à côté du beau Pierrot!

Ainsi fût-il...et je ne m' en suis jamais repentie.

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mardi 8 mai 2007

Espoir des uns, désillusion des autres...

Erdna a tiré sa révérence avec dignité, aujourd' hui même.
Sellig a la voie libre. Se décidera-t-il à emprunter ce sentier hanté par les fantômes des derniers chefs déchus et de leurs partisans amers? Mystère...

Tous les habitants souhaitent que le calme revienne au sein de la montagne fromagère. Un répit, de grâce! Leur avenir en dépend, celui de tout le royaume aussi. Seuls les médias s' en plaindraient, eux qui se délectent des coups bas et pour qui le scandale a encore meilleur goût que le plus savoureux des fromages...

En-avant la reconstruction et l' espoir en des lendemains moins chaotiques! Et puis on passera à autre chose, n' est-ce pas? :)

Au plan familial, grosse déception aujourd' hui: le rêve d' un fils de revenir dans sa région natale s' est brisé. L' obscure employée d' une firme de recruteurs a décrété qu' il "faisait trop tout pour revenir dans la région". So what? Il aurait dû "faire trop rien" peut-être? Bêtise!...

On va dormir là-dessus: bonsoir la tristesse, salut les belles promesses :)

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samedi 5 mai 2007

La Cinquantaine et le fromage des politiciens



Que penser de cette attitude de souris incapable d'accepter qu' il n' a plus le contrôle de son fromage?

Erdna cèdera-t-elle sous la pression? C' est la question que se posent tous les habitants de la communauté de la montagne fromagère. En souris très intelligente, Erdna sait bien qu' elle ne pourra jamais retrouver son statut de monarque dans la montagne fromagère, ce qui l' a remplie de bonheur durant un trop court temps, portée aux nues qu' elle était alors, tel un roi adulé par ses sujets. Tout cela n'aurait-il été qu' un mirage? Erdna refuse de le croire. Elle s' accroche à son rêve de régner de nouveau sur sa montagne, bien que la couleur du ciel prenne des teintes de plus en plus inquiétantes et que les grognements des rebelles lui parviennent avec l'écho. Ses amis, les vrais comme les faux, l'avaient pourtant prévenue: il lui faudrait bien un jour se lever de son trône et descendre au niveau des terres, même les plus éloignées, pour rassurer les habitants, les motiver, les écouter surtout. Mais pendant un bon bout de temps encore, le souverain n'en avait fait qu' à sa tête. La panse et l' égo bien rassasiés, il avait continué à prêcher de là-haut, sur sa montagne: "Pas de problème mes chers amis! Vous m'avez choisi, moi Erdna, pour faire avancer notre cause: faire de ce royaume un pays indépendant où nous vivrons heureux et libres d' exploiter et de faire fructifier la montagne fromagère comme nous l' entendons. Je suis et resterai digne de votre confiance, contre vents et marées, jusqu' à la victoire." Et il avait continué à se comporter comme un général sans stratège.


Puis vinrent les élections et Erdna eut le choc de sa vie: la confiance de ses partisans s' était effritée au même rythme que les réserves de fromage de la montagne. Elle redoubla d' efforts pour redresser la barre, y réussit partiellement, mais ses détracteurs et ses adversaires politiques étaient déjà en train de grignoter son fromage, entraînant avec eux des vieux partisans même parmi les plus fidèles. On la pointait du doigt de toutes parts pour avoir été si aveugle aux signes de la crise et, au pied de la montagne devenue dangereusement instable après la déconfiture électorale, de plus en plus de souris réclamaient sa tête.


Mais elle, Erdna, s' entête dans son rêve, refusant de croire même l' évidence: elle a perdu la partie. Elle pourrait, devrait probablement, tirer sa révérence avec dignité, surtout que Sellig, une souris au prestige incontestable dans la Grande montagne (celle qui dominetoutes les autres), a déjà été pressentie pour le remplacer. Erdna promet une révision en profondeur du programme du parti, jure qu' elle peut encore mener son peuple à l' indépendance, mais celui-ci doute. Le prestige, l intérêt personnel, n' importent-ils pas davantage à l' ambitieuse jeune souris que l' option pour laquelle elle avait été portée jadis au sommet de la montagne?


En refusant de s' adapter aux changements, préférant s' attaquer à son éventuel remplaçant sur le trône de la montagne fromagère, Erdna risque de ternir davantage sa propre image. Mais pire encore, son orgueilleux entêtement provoque dans son parti des ondes de zizanie qui ne pouvaient pas arriver à un pire moment de son histoire. Par malheur, le traditionnel allié de la Grande montagne n' est pas non plus au summum de sa forme...


La montagne fromagère s' écroulera-t-elle, en même temps que les rêves d' indépendance
d' une colonie désillusionnée? Erdna, Sellig...peu importe. L' oeuvre de reconstruction avant tout! Et vite!

*À lire absolument, cette savoureuse fable sur les changements: comment en tirer le meilleur parti possible:
Qui a piqué mon fromage? Par Spencer Johnson

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mardi 1 mai 2007

so-so-so....solidarité!

Pour faire suite à mon petit coup de pression d' hier (c' est pour la bonne cause, non? :) un petite idée m' a traversé l' esprit: que les lecteurs ayant eux-même vécu, directement ou indirectement, des histoires de santé ayant été aggravées (ou auraient pu l' être) par le manque de ressources médicales dans leur localité ou région, les envoient à mon courriel. Il me fera plaisir de les publier sur mon blogue, du moins quelques-unes. Partager, ça fait quelquefois beaucoup de bien! Mais ce n' est pas tout...

Ce matin, j' ai eu l' occasion de mettre notre nouveau député au parfum et il m' a assuré que ça peut être surprenant ce qu' un député peut faire même dans l' op-opposition. Tout ce qui pourra alimenter la cause, alors...amenez-en! Et passez le mot!

Après ça...on attendra que le "surprenant" se produise! :)

blog50@lacinquantaine.ca

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