jeudi 30 août 2007

Dîner avec un grand D...

Eh bien ça alors! Pour une qui espérait vivre un jour des expériences politiques "de l' intérieur", on peut dire que j' ai été bien servie aujourd' hui: un dîner imprévu en privé avec Gilles Duceppe et son personnel politique. Les seuls invités: le maire du village de La-Doré , mon associé et son épouse, tous deux originaires de la Colombie, la candidate Céline Houde et La Cinquantaine sur son 31 :)

Principaux sujets au menu: les problèmes liés à la recherche d' emploi pour des immigrants professionnels et entrepreneurs et les lacunes de la présente campagne en rapport avec les électeurs de 25 à 35 ans...M. Duceppe, dont le bleu regard m' a moins captivé cette fois que sa simplicité et son sens de l' écoute- en tout cas, il pratique avec brio le "eye contact"- m' a paru assez nerveux, mais en forme malgré un agenda épuisant. Et surtout, plus déterminé que jamais à garder notre comté dans le giron bloquiste. Logique!

J' ai trouvé intéressant de voir comment se déroulait une rencontre de ce genre. Par exemple, suite à la formulation d' une demande précise de mon associé, sur un simple geste du chef, son principal conseiller prenait des notes pendant que sa jeune attachée politique- celle qui avait l' air de s' ennuyer aujourd' hui autant que la semaine dernière au lancement de la campagne de Mme Houde- entreprenait déjà de faire des appels en rapport avec la dite demande. Promesse de M. Duceppe de donner suite dans les plus brefs délais. On verra bien!

Une petite anecdote qui en dit quand même assez long sur le désir et la capacité de celui qui aurait pu être le prochain premier ministre du Québec, de parler directement aux citoyens "ordinaires": sur un commentaire de ma part à l' effet qu' il m'était difficile de convaincre quelqu' un de mon entourage de la pertinence de continuer à élire des Bloquistes à Ottawa, M. Duceppe a insisté pour que je lui donne son numéro de téléphone! Je me suis exécutée en croyant et en espérant, au fond, à une simple démonstration de bon vouloir politique, autrement dit, peu crédible. Vous n' y auriez pas cru non plus, n' est-ce pas?

Erreur!!! À 18:00h pile, la voix forte et ferme de Gilles Duceppe se faisait entendre sur le cellulaire du sceptique, qui a eu droit à tous les arguments pouvant le convaincre de l' utilité de ce parti fédéral pour un Québec encore trop souvent négligé ou oublié lorsqu' il est question de nouveaux investissements, par exemple dans le domaine de l' aéronautique. Son interlocuteur a quand même pu placer un mot ou deux pour exprimer son point de vue, mais devant l'expérience du chef et sa grande connaissance des dossiers en cours, il faut avouer qu' il n' est pas facile d' opposer des arguments très élaborés! Sans compter l' effet de surprise d' un appel aussi peu banal que celui-là et qui a duré une bonne vingtaine de minutes. Un peu incroyable non?

Reste à voir si en plus de marquer un point avec cette action spontanée, M. Duceppe aura réussi à gagner un vote de plus. Mais une chose est certaine, il a prouvé une fois de plus qu' il a l' étoffe d' un vrai leader, un grand parmi les nôtres!

Libellés :

mardi 28 août 2007

Trois petits cochons bien affamés...

Après les grandes dames?les 3 petits cochons! Je parle bien sûr de la fameuse comédie de m?urs québecoise, pas toujours drôle, mais probablement très actuelle, qui semble bien partie pour battre des records d?assistance.

Comment dire? Ce film-là m?a laissé un goût un peu amer. Comme à peu près tous les spectateurs présents, j?ai ri à plusieurs reprises, mais froncé les sourcils plus fréquemment encore. C?est que plusieurs propos et scènes sont d?un crû, mes amis!!! Mais bon, difficile de faire autrement quand la thématique tourne autour de l?irrésistible et récurrent besoin de fornication (excusez-la!) des hommes, excuse toute biologiquement simple aux infidélités qui en découlent. Facile à comprendre, non?...Eh bien non! De toute évidence, les conjointes de ces innocentes victimes de poussées hormonales incontrôlables n?ont guère envie de se montrer compréhensives; celles qui sont au courant, bien sûr!...

Il semblerait et pas seulement selon le réalisateur Patrick Huard dont je ne suis pas du tout une fan, que dans ce monde hautement épicurien d?aujourd?hui, tout le monde trompe tout le monde. Les femmes par besoin de retomber en amour, les hommes par?besoin. Un peu simpliste comme point de vue, tout comme le sujet de ce film finalement! Et pourtant, je ne peux pas dire que je l?ai détesté. Les acteurs sont vraiment crédibles, le jeu de Guillaume Lemay-Thivierge, l? adolescent attardé et obsédé tout simplement tordant, le côté plus dramatique très bien défendu par 4 excellentes actrices et une moins talentueuse (Mahée Paiement) mais qui a le mérite de se donner (mettez-en!) à 100% :. Bref, on y va pour le divertissement, pas trop pour le « message » et on est assurés de passer un bon moment.

L?infidélité serait-elle donc devenue banale et même socialement acceptable? Et la « moralité » dans tout ça? Le respect de soi-même et de l?autre? Des mots qui semblent définitivement perdre de plus en plus de leur sens, à une époque où le mot d?ordre est : mordons dans la vie à pleine dents, pendant qu?il nous en reste!...

Ah! Ce film, je suis allée le voir hier soir dans un cinéma de Chicoutimi, pendant un séjour: "évasion de moi-même avec moi-même". Un thérapeutique 36 heures à suivre l' impulsion du moment, à satisfaire un petit goût d' aventure qui revient encore me piquer de temps à autres, en apportant son lot de "petits bonheurs" tout simples et tout sains. Ça se peut? Et comment! Je suis prête à partager la recette. "Moralité" garantie! :)

Libellés :

vendredi 24 août 2007

Toute une Madame: Andrée Boucher, un personnage plus vrai que nature


Une disparition subite dont tous les médias continuent de parler à l' heure qu' il est et ce n' est qu' un début! Il faut dire que cette madame Boucher, mairesse de Québec, avait une personnalité peu banale! Comme l' ont dit et répété des collaborateurs, politiciens et même des opposants à sa manière de gouverner plutôt stricte, cette femme a fait l' unanimité quant à son franc-parler et à son intégrité. Je me souviens de son passage à Tout le monde en parle, de son attitude à la fois humble et affirmative face au redoutable Guy A. Rares sont les politiciens , personnes reconnues pour leur orgueil, capables de prendre avec autant d' humour les moqueries; et dieu sait si elle en a fait l' objet, la madame aux vêtements aussi colorés que son rouge à lèvres! Quoi qu' il en soit, madame Andrée Boucher aura marqué la mémoire collective et elle n' en disparaîtra pas de sitôt! Chapeau, Madame!

Arrêt cardio-respiratoire, ont dit les médecins. On a envie de se dire: "Une belle mort, au fond!"
Question: jusqu' à quel point, dans quelles circonstances, la mort, départ définitif vers un au-delà plus qu' incertain, peut-elle vraiment être qualifiée de "belle"? ...

Libellés :

Toute une Ma Tante! (La Cinquantaine cinéphile)

Le cinéma québecois s' améliore, vous dites? Tout à fait d' accord! Depuis hier soir, peut-être plus encore!

Je suis loin d' être une grande spécialiste en la matière, mais cinéphile, oui. Des bizarreries espagnoles à la Almoldovar jusqu' à l' univers rafraichissant du Français Jeunet, en passant par les inventions surnaturelles de l' Américain d'origine indienne Shyamalan (Sixième Sens), je suis (presque) toujours impressionnée par le génie créatif de ces réalisateurs qui arrivent à nous faire ressentir des émotions parfois extrêmes. Et puis, ça fait du bien de décrocher l' espace d' un gros popcorn, du "réel", des vrais drames de la vie! C' est peut-être pour ça que le genre dénonciateur-titilleur-de-consciences à la Michael Moore m' attire peu.

Du côté québecois, il y a de quoi être de plus en plus fiers, même les grands critiques semblent s' entendre là-dessus. Cependant, je sais qu' ils n' ont pas la même opinion que moi à propos de la comédie: Ma Tante Aline, du réalisateur Gabriel Pelletier, que je suis allée voir en compagnie d' une amie hier. Alors qu' eux s' attaquent à la légereté avec laquelle on traite dans cette comédie, des sujets comme le placement de parents âgés dans les "foyers" et les toubles affectifs vécus par des adultes n' ayant pas connu leurs parents, mon amie et moi n' avons eu d' yeux et de rires que pour le jeu de l' incroyable Béatrice Picard, l' extravagante ma tante, dont la forte tendance aux "petites menteries", entre autres travers, m' a beaucoup fait penser à quelques individus ayant marqué ma propre enfance...Je ne veux même pas parler des maladresses de certaines scènes qualifiées de "quétaines" par ces grands analystes, probablement les plus grands fans d' humoristes de la génération du "j' parle du c...j m' pogne la p...youppi".

Béatrice Picard est géniale, Sylvie Léonard très très bonne, Marc Messier très drôle, sa coupe de cheveux à elle seule vaut le coup d' oeil :) et surtout, de l' action haute en couleurs, en musique, à la hauteur d' un réalisateur et d' actrices
phénoménaux. Rires garantis, mon amie Diane ne vous dira pas le contraire! :)

Un petit bémol: le choix de Rémi-Pierre Paquin dans le rôle de l' amoureux "zarzais", ce qui cadre bien au fond avec l' allure de cet ineffable "invincible". (Oups...je vais me fairelancer des tomates par les jeunes qui s' identifient assez à cette émission-culte de la génération des Passe-Partout!)

Libellés :

dimanche 19 août 2007

Pause-poésie d'un dimanche soir



Un peu de poésie, la magie des mots, avec tout ce qu' ils peuvent susciter comme émotions. J'espère que vous les aimerez!








Ton nom



j'ai écrit ton nom sur le sable


mais la vague l'a emporté

j'ai écrit ton nom sur l'arbre mais l'écorce est tombée



j'ai écrit ton nom sur une pierre mais le roc a cassé


enfin j'ai enfoui ton nom dans mon coeur


et le temps l'a gardé.


(Lisa Carducci, poétesse canadienne)





Je dirai la couleur du vent



Je dirai la couleur du vent


Dans les soleils chargés de novembre


Je dirai l'odeur des nuages


Je dirai le bruit des étoiles


Et les feux changeants du silence


Et vous direz que je suis fou


Et je dirai que je vous aime


Et vous vous en irez quand même


Le vent perdra toute couleur


Et le ciel n'aura plus d'odeur


Vos silences feront la nuit


Les étoiles seront sans bruit


Je serai seul et vous de même


Et vous saurez que je vous aime


Que sans amour et sans folie


On n'a que faire de la vie...

(Gilles Vigneault)

Libellés :

jeudi 16 août 2007

La Cinquantaine partisane: we have a lift off!

(photo de Daniel Migneault, de l' Étoile du Lac)
Wow! Quelle ambiance! Je n?avais rien vécu de semblable depuis mes premières années de militantisme. Tout y était : le gratin politique régional et national, comme de raison, quelques centaines de supporteurs venus non seulement du comté Roberval, mais aussi de Jonquière, Chicoutimi et Alma, en autobus. Et surtout, des discours enflammés, entre autres ceux du plus vert (dans le sens écolo du terme) des députés, le nôtre! et du jeune député péquiste d? Alma, Alexandre Cloutier, acclamés bruyamment par des spectateurs qui ne demandaient qu?à manifester leur enthousiasme; ils ne s?en sont pas privés, croyez-moi!

Quant à Gilles Duceppe?Re-wow!!! Difficile de ne pas parler de ses yeux, d?un bleu encore plus perçant qu?ils ne le paraissent sur les affiches! Mais bon, soyons sérieux... oui, son regard a croisé le mien, sa poignée de main a été franche et accompagnée d?un sourire que je ne saurais qualifier- le sourire de circonstance dirions-nous- et ô surprise, il a semblé attentif à la présentation que faisait de nous (mon amie Nora m?accompagnait) la vedette de la soirée, la candidate Céline Houde. Il a même demandé à Nora de quelle région du Pérou elle venait, avant d?être de nouveau englouti par la vague de ses partisans. Un 10/10 au chef du Bloc pour sa simplicité.

Bref, une soirée tout ce qu?il y a de plus intensément politique, avec un peu de vin, beaucoup de blabla, d? argumentation plus ou moins originale, de rires solidaires, le tout sur fond de « on veut un pays », martelé avec une intensité croissante du début à la fin des allocutions.
Et c?est reparti?jusqu? au 17. Les troupes sont prêtes!

Libellés :

mardi 14 août 2007

C' est reparti!


Un homme, deux femmes. Trois visages connus, affichant publiquement, à chaque coin de rue, une joyeuse maturité, une mine pleine de confiance. Trois candidats connus dans le milieu, prêts à défendre leurs couleurs : rouge, bleu, bleu et blanc, pour occuper un siège de député au parlement d? Ottawa. Eh oui, c?est reparti!

Demain, mercredi, aura lieu au local du Bloc à Roberval, le lancement officiel de la campagne de Céline Houde, seule candidate à se lancer sous cette bannière. Gilles Duceppe sera présent, ce qui ne manquera pas d?attirer de nombreuses personnes, peut-être pas tant partisans convaincus, que curieux de voir en chair et en os le fameux leader, adversaire d' un jour de Pauline Marois. Pour ma part, j?avoue que les élections fédérales ne m?ont jamais beaucoup enthousiasmée?et non, pas même depuis la présence de quelques « vrais » Québecois sur la notoire Colline. Deuxième aveu : malgré mes tendances politiques déjà clairement affichées sur ce blogue il me semble :) j? ai préféré quelquefois m? abstenir de voter, plutôt que d? accorder mon vote au député sortant, Michel Gauthier. C?est curieux comme une première rencontre peut nous marquer, mais pas toujours de la manière souhaitée, n?est-ce pas?

Dans le cas précédemment mentionné, cela remonte à une vingtaine d? années, à l?occasion du Festival du Bleuet de Mistassini, (maintenant Dolbeau-Mistassini) ma ville natale. J?avais perdu l?habitude de fréquenter l?événement, qui avait dû être instauré à peu près la même année que ma naissance (!), mais je tenais à serrer la main de ce personnage robervalois qu?on disait voué à une carrière politique hors du commun. Arrivée à quelques pas du bonhomme qui me paraissait surtout bien nerveux, je me souviens d?avoir tenté à plusieurs reprises d?attirer son attention sur ma jeune personne fraichement éveillée à la question nationaliste, toute excitée que j?étais à l? idée d?échanger même brièvement avec lui. Or ces longues minutes d?attente me permirent d?observer un phénomène que j?eus malheureusement l?occasion de voir se produire subséquemment chez d?autres candidats mâles, tous partis confondus : une forte tendance à s? attarder dans les conversations avec d? autres mâles, de brèves poignées de main accompagnées de sourires bienveillants étant réservées aux femmes. Et qu?on ne m?accuse pas d? ultra-féminisme! Je jure que ce « phénomène » était et est encore bien réel. Mme Lise Payette elle-même en avait glissé plus d?un mot dans son livre : « Le Pouvoir? Connais pas ». Bref, c?est tout ce à quoi j? eus droit ce jour-là et encore, sans jamais rencontrer le regard de cet homme imposant par sa stature, soit...

Le bleu regard du fils du comédien génial et très charismatique Jean Duceppe rencontrera-t-il le mien demain? Mystère!...

Libellés :

lundi 6 août 2007

Pause-retour!


Ah! Les...vacances vous dites?


Ça va chez vous, qui que vous soyez? Qué tal?


En tant que retraités, nous nous faisons souvent "accuser" de jouir de perpétuelles vacances. Bon, d' accord....mais qu' est-ce qu' on entend au juste par "vacances", à part le fait d' être en arrêt de travail régulier? Pour les Européens, "vacances" = voyages. Demandez à un Français, un Allemand, un Espagnol: "alors, qu' est-ce que vous ferez durant vos vacances?" et leur réponse prendra invariablement la forme d' un complément circonstanciel de lieu: "en province, au nord". "Nous irons en Sardaigne". "Au Québec pour vous visiter" :) Ben pourquoi pas? On a aussi notre exotisme, non? Et puis notre petit accent est si craquant! Bien sûr je parle de celui du Lac Saint-Ghean, là où on aime mieux faire simp' pis être d' adon, que de s' compliquer 'a vie pis fére la baboune à coeur de ghour! (c' pas à cause, on parle pas toute de même; ben oui ma chère, mettons que gh' exagére un peu, prends-lé pas mal :))


Quant à notre rapport à nous, Québecois des régions, avec la prise de vacances, je crois que les 2 mots qui le définissent le mieux sont "chalet" et "festivals". En été bien entendu, parce qu' en hiver, on sait tous qu' une proportion croissante de nos compatriotes se retrouvent là-bas au sud, dans les 3 ou 4 pôles majeurs d' attraction, pour "those rare snowbirds so fond of beer"...En passant, n' est-ce pas hallucinant de constater à quel point les habitudes des citoyens québecois même moins favorisés économiquement ont changé, depuis environ 10 ans, ou plus? Vous allez chez votre coiffeur en février et son regard vous rappelle vaguement que c' est bien lui, le reste de son look se perdant dans une espèce de tartinade à la crème de coco, ou de cacao...Même phénomène observé chez votre ancienne gardienne toujours gardienne, votre voisin genre "rien-à-faire-pour-me-sortir-de-mon-garage" jusqu' à ce que le teint et les photos "cétiassezbeaulamer" de ses propres voisins ne soient venus à bout de son addiction à la graisse de moteurs. Le nouveau bonheur, c' est dans le sud en hiver!


Pour en revenir aux vacances estivales et aux populaires tout-inclus: chalets et festivals (fêtes et estivals...le mot juste!), elles ne comportent pas que des avantages, convenons-en, n' est-ce pas? Un chalet un tant soit peu invitant n' inspire pas toujours au ressourcement spirituel et les divers festivals en hommage aux fruits, légumes et poissons du terroir peuvent vite se transformer en dégustation de produits glacés ou dégoulinants...selon les caprices d' une nature peu sensible aux besoins de socialisation extrême de ces drôles d' humains que nous sommes. Malgré tout, on les aime nos chalets au bord des lacs ou des rivières, moi la première! (pour ce qui est des festivals, c' est autre chose, je m' en confesse). Et dans les rares moments où ils se transforment en sites de festivals improvisés, il nous reste toujours le loisir de penser au petit voyage planifié en moto ou en auto pour "après"...Où ça? Dans le sud bien sûr! À Montréal ou à Québec :)


Et vous, vos "vraies" vacances?


Hasta luegooooooooo!




Libellés :