jeudi 27 septembre 2007

La Cinquantaine quitte!

...mais non, pas le monde du blogue, du moins pas encore! Mes appels à commenter mes billets ont beau rester sans écho, du moins directement dans ces pages, je vois le nombre de lecteurs se maintenir et même augmenter peu à peu à chaque jour, alors je me "déculpabilise" de mon acharnement à continuer sur cette bizarre voie. Je prends aussi de plus en plus plaisir à lire certains carnets, dont je laisserai les coordonnées plus loin. Mais d' abord, l' explication de ce "je quitte" qui a peut-être piqué votre curiosité?

Eh bien non, ce sera pour la prochaine fois! :)) Ou, en langage de clavardage: LOL
(laughing ou loud)

L' envie d' écrire un livre me tenaille de plus en plus, mais en indécise qui se respecte, je n' arrive pas à me brancher sur le genre (nouvelle? roman?) ni sur le sujet. Vous avez des idées?

Bon, d' accord. Laissez-moi deviner!...:)

Deux carnets de bloggeurs que j' aime bien lire de temps en temps...sans y avoir laissé plus d' un commentaire, j' avoue!:


www.barbaradegirona.blogspot.com
(rafraichissant! Journal d' une jeune femme québecoise qui s' est expatriée en Espagne pour l' amour d' un beau Catalan)

À gauche de l' écran, le blogue
(si on a une petite tendance vers la gauche...Très politique)

www.mauditfrancais.com
(Bien écrit,souvent amusant, parfois choquant.)

mercredi 26 septembre 2007

Avez-vous hâte d' être un aîné?


Une tournée de consultations initiée par la ministre Marguerite Blais pour connaître la situation des aînés dans notre beau pays, donne envie de répondre OUI! Jusqu' à maintenant en effet, la plupart des participants à ces sessions ne se sont plaints que d' une chose: le "manque de reconnaissance"!!! À croire que l' expression "l' âge d' or" colle de mieux en mieux aux 55 ans et plus. Yeah!...


De jeunes animateurs du poste de radio CHRL, (groupe Antenne 6) de Roberval entendus hier matin se demandaient quelles questions ils pourraient bien poser à la ministre, étant donné que "ici à Roberval, on a plusieurs belles résidences très bien organisées". Sous-entendu:
"où est le problème"?...Vous dire comme mon sang s' est mis à bouillir! J' ai même pour la première fois de ma vie tenté de rejoindre ces jeunots, qui au fond pèchent par plus par ignorance que par stupidité, sur la ligne réservée aux commentaires des auditeurs, mais en vain.

On s' entend que les p' tits vieux et vieilles qui prennent le micro lors de ces sessions ne sont pas les plus amochés: autonomes, souvent instruits, financièrement à l' aise, encore capables de se se mouvoir et même de conduire leur voiture. Entre 55 et 70 ans probablement. Mais les autres?

Ceux et celles qui, comme ma mère paralysée, madame pinson la rarement visitée, monsieur Marcel le conteur intelligent atteint de sclérose en plaques et des milliers d' autres qui essaient de leur mieux de continuer d' exister dans des CHSLD souvent mal adaptés à cette réalité relativement nouvelle qu' est la longévité accrue de la population?

Bien sûr on ne les entendra pas dans ces petites soirées tranquilles organisées par une ministre des aînés enchantée de se faire parler de "reconnaissance" et non d' incontinence forcée, point commun à 90% des résidents des CHSLD (des tâches plus "importantes" accaparent le personnel!). Pas un mot non plus des travaux de rénovation essentiels qui auraient dû débuter cet été à la Résidence de la Paix, mais qui retardent pour des questions administratives! Ma mère, voyant sa seule main encore mobile crochir de plus en plus, ne sera pas présente à ces paisibles échanges pour demander pourquoi on a renoncé à lui donner de la physio agressive, ni pourquoi elle doit se contenter de sandwiches aux tomates lorsque le menu unique de la cuisine ne lui plaît pas. Et les "aidants naturels" dans tout cela? Eux qui souvent portent aussi le titre d'"aînés", ils en ont plein les bras avec leurs parents-enfants et ont vraiment autre chose à faire que d' aller passer une soirée à décrire des situations dont Mme la ministre possède d' ailleurs des rapports clairs et complets. Mais les tournées de consultation sont à la mode politique, alors il faut bien en faire et tant pis pour ce que ça coûtera aux bons contribuables!

Serons-nous un jour des aînés sans voix? Nul ne peut le prédire. Et qui nous écoutera?...

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vendredi 21 septembre 2007

Le visage de l' île: encore beau malgré les rides.


Je ne me souviens plus quel célèbre personnage a dit que de retourner à un endroit après de longues années était le meilleur moyen de se rendre compte à quel point on avait nous-même changé. Chose certaine, une trentaine d' années plus tard, je dois dire que la petite île au beau milieu du fleuve Saint-Laurent a passablement changé! À l' époque, l' accès au bord du fleuve était illimité; jeunes mariés en lune de miel, nous avions même pu nous camper sans problème sur un terrain privé sur la
pointe de l' île et y pêcher à volonté. Le proprio venait nous faire la conversation, tout heureux de nous faire connaître l' histoire de son petit coin de paradis et on ne rencontrait guère que des "natifs" au hasard de nos promenades; aujourd' hui, c' est tout autre chose!


À la Roche pleureuse- nom inspiré d' une jolie légende-où nous venons de passer 2 nuits, les accents français se mêlaient aux étatsuniens et n' eût été de la troupe de danse folklorique venue amuser ces touristes aux têtes blanches pour la plupart, nous en serions repartis presque sans avoir entendu l' accent chantant des sympathiques insulaires. Mais bon, l' endroit est toujours charmant et à cette période de l' année, idéal pour une déconnection du train-train habituel. Le tour de l' île en vélo, 24 km seulement, avec arrêt à boulangerie Bouchard et ses fameux "pâtés croches" et au verger-cidrerie Pedneault: génial!!!


En l' espace de 3 jours, les montagnes avaient pris des couleurs automnales à rendre distrait tout automobiliste un peu sensible à la chose; Charlevoix dans toute sa splendeur!
(photo: traversée de nuit à l' Isle aux Coudres, 20 sept.2007)

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mardi 18 septembre 2007

Le goût du pouvoir

Les jeux sont faits, sans grande surprise il faut bien le reconnaître et dans le respect d' une certaine logique. Notre comté terriblement affecté par la crise du bois d' oeuvre, avec toutes les mises à pied actuelles et virtuelles qu' elle provoque, a cru qu' elle aurait tout à gagner en élisant une ouaille de M. Harper, de surcroit un homme d'expérience en politique et excellent communicateur.

C' est donc un député conservateur qui représentera Roberval, Lac Saint-Jean, aux Communes.
Saluons-le, ainsi que Mme Houde, Mme Boulanger et leurs organisateurs, qui ont travaillé très fort et dans le respect mutuel tout au long de ces 3 mois politiquement intenses.

Bonne chance Céline, indépendantiste convaincue, que j' ai eu beaucoup de plaisir à côtoyer à quelques reprises! Tu aura acquis des connaissances et une expérience de terrain dont tu sauras sûrement faire bon usage et partager dans la poursuite de tes activités.

Vive notre démocratie!

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dimanche 16 septembre 2007

La Cinquantaine indécise...


L' accumulation de nos expériences sur terre et ce qu' on décide d' en faire à chaque instant: voilà une bien modeste et incomplète définition personnelle de la vie, mais au fond, il me semble que tout est là : assumer, choisir, choisir, assumer. À partir d' événements hors de notre contrôle jusqu' à ceux que nous avons provoqués, il y aura toujours un choix à faire, une décision à prendre, qui, de la plus banale à la majeure, aura une influence sur la séquence suivante, qui à son tour générera des incidents ou événements nécessitant une réflexion, puis un choix, etc.etc.
La roue qui tourne, non?

Certaines personnes sont plus douées que d' autres pour prendre des décisions et les assumer sans regret apparent. Les chefs, les vrais leaders, font partie de cette catégorie. Ils dégagent une telle assurance, une telle force, qu' ils n' ont pas de difficulté à rassembler des "disciples" autour de leurs idées et à les convaincre de les suivre, envers et contre tout et tous. Quant à leurs faiblesses, parce que ce sont tout de même des êtres humains, elles servent souvent à leur donner un visage plus humain justement et cette fragilité-même peut tourner en leur faveur. Jusqu' à ce que l' "incontrôlable" ne laisse plus aucun choix, ce qui signifie la fin de la vie. Un John Kennedy, ou plus près de nous un René Lévesque, en furent de bons exemples.

Philosophique en ce dimanche matin La Cinquantaine?...À vrai dire, ces élucubrations ont jailli spontanément de mon esprit un peu tourmenté, aux prises avec d' éventuels choix difficiles à faire. C' est que si je me considère capable d' assumer pleinement mes décisions, les prendre représente pour moi un calvaire, toujours partagée que je suis entre les doutes et la crainte du faux-pas.
Par exemple: discontinuer ce blogue, faute de feedback pour l' alimenter et ce malgré les stats qui font état d' une trentaine de nouveaux lecteurs quotidiens de ce carnet- merci à vous! :)
Pas de quoi fouetter un chat me direz-vous, avec raison! Et pourtant...le mal dont je souffre, l'indécision, ne fait pas de discrimination. Je "devrais" aussi remettre une certaine lettre de démission écrite depuis un bout de temps, me décider enfin à faire ce voyage de mes rêves, oser soumettre ma chevelure à une métamorphose et quoi encore!

Oui mais sauf que....

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jeudi 6 septembre 2007

Mme Marois descend au Lac!

Bizarre cette expression : « descendre au Lac », non? « Je suis à Québec, mais je descends au Lac tantôt! Pis toi, quand est-ce que tu descends de Montréal? » Eh bien! Il y en a qui ont oublié de jeter un coup d??il sur leur carte géographique! À moins que le mot « descente » ait quelque chose à voir avec la perception qu?ont nos amis de la grande ville, de ces basses-terres qui sont les nôtres? ?Bon, changeons de sujet avant que les accusations de paranoia commencent à pleuvoir!

Chose certaine : Mme Marois s?en vient! Après Gilles Duceppe, c?est au tour de la madame de venir fouetter les troupes indépendantistes du coin. Mais bien sûr que c?est le hasard qui nous l?emmène en ce milieu de campagne électorale, qu? est-ce que vous vous imaginiez? T' sé! :)
Lundi, mes collègues de Portes Ouvertes sur le Lac (d? en-haut) et moi aurons l? occasion d?échanger avec elle durant une quarantaine de minutes au bureau-même de l? organisme. Pour moi, ce sera une première rencontre personnelle avec cette femme dont j?admire depuis longtemps l?intelligence et la force de caractère. On dit qu?elle sait être vraiment attentive aux gens- pour le eye-contact, aucune idée encore- alors sa visite devrait être appréciée, inclusivement par les non-partisans de l?option que vous savez. Du moins je l?espère!

Cette journée de lundi débutera par un déjeûner où les femmes seulement sont conviées à venir parler avec la chef du PQ. Eh bien pourquoi pas? Jadis, il y avait une taverne réservée aux hommes à chaque coin de rue, sans parler des mouvements très masculins comme les Chevaliers de Colon; maintenant, on organise des déjeuners féminins, la belle affaire!...
Sérieusement, on peut supposer que l?objectif de telles réunions est de stimuler l? intérêt des femmes pour la chose publique, mais le succès de telles initiatives est loin d? être assuré. En travaillant sur le terrain, il est facile de se rendre compte de l? indifférence ou carrément du dégoût d? une majorité de femmes pour la politique. Je ne mentionne pas leur ignorance, sachant bien qu?elle est la conséquence, justement, de ce désintéressement manifeste. Mais pourquoi répugnent-elles tant à prendre leur place dans ce monde où des idées nouvelles, des façons de faire différentes, font si souvent défaut? Jusque dans les années 60, l? excuse de la grosse famille était tout à fait valable, mais dans les années 2000, comment expliquer qu?encore si peu de femmes prennent part aux débats publics et qu? elles constituent toujours une minorité visible dans les exécutifs des partis politiques?

Sous-estime de soi? Peur du jugement, de la critique? Cynisme face à un système politique où la loi du gros bon sens est loin de toujours prévaloir? Toutes ces réponses sont probablement bonnes?Vous avez les vôtres?

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dimanche 2 septembre 2007

La Cinquantaine photographe, aux petites heures du matin


Un matin comme tant d' autres sur le bord du Lac Saint-Jean...

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