lundi 26 novembre 2007

Retour au travail: un autre petit bonheur!


Après un an et demi à la retraite, peut-on sérieusement envisager de retourner au travail sans être forcément masochiste? Il semble bien que oui. Et en éprouver du plaisir par surcroît! Mais pas dans n' importe quelles conditions, j' ai presque honte de le dire...

Lorsqu' on parle de libres choix, à la retraite, c' est parfois aussi celui de pouvoir retourner au travail, comme c' est mon cas depuis 2 mois. Mais le plus beau dans tout ça: sans avoir à revivre la lourdeur des horaires de travail et surtout, sans avoir à gérer ce stress qui finit par miner même la plus intense des passions pour son métier ou sa profession. Donc, au début d' octobre, un appel inespéré d' un adjoint de la Poly, ma deuxième famille durant presque 30 ans, me convainc de replonger dans les plans de cours (en espagnol), non sans une certaine appréhension, je dois l' admettre. Il s' agit de partager mes connaissances dans cette 3e langue avec un groupe d' anciens collègues, dont quelques bons amis, un soir par semaine. Ils seront environ 16, la plupart étant motivés par la perspective d' accompagner des élèves du PEI pour un séjour en Amérique centrale à partir de
2009.

Pour faire une histoire courte, une fois passé le test de la première classe, l'exercice est devenu un réel plaisir. L' enseignement me manquait et j' ai eu le privilège de m' y remettre dans un contexte presque idéal. 2 heures de bonheur pour la profe, 2 heures de labeur pour mes "vieux" élèves pas toujours parfaitement disposés à absorber tout ce charabia que j' essaie de leur rendre le plus digeste possible- je n' ai pas oublié la fatigue d' après une journée de 4 cours de 75 minutes au secondaire!- Ce soir, ils m' ont confirmé leur intérêt à poursuivre leur apprentissage après les Fêtes, avec la même profe. Ouf! :)

Une retraite active mais sans stress, c' est la grâce que je vous souhaite pour le jour où ce sera votre tour,

Amen!

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jeudi 22 novembre 2007

Chronique du CHSLD: toute une leçon!

Plus tôt cette semaine,une amie, Guylaine, a trouvé sa mère gisant par terre à côté de son lit. Depuis quand? Nul ne peut le dire...Conséquence grave: la pauvre madame, atteinte d' alzheimer, se retrouve avec une énorme ecchymose sur des fesses déjà endolories et sans protection adipeuse et les chances pour qu' elle puisse remarcher sont très minces. Elle devra rester en contention (en d' autres mots: attachée) pour sa sécurité, "le temps nécessaire"...Le cauchemar!

La question des "besoins naturels contrôlés" ne semble pas sur le point de se solutionner, ce qui suscite chez ma mère une frustration de moins en moins...contrôlée. L' excuse qu' on nous sert invariablement: "on a pas le temps! Allez vous plaindre à la directrice des soins", accompagnée de cet insupportable air de dire: "oh non! Pas encore sa mère et son refus de faire dans sa couche!"
La joie!...

Le souriant farceur Monsieur Marcel avait aussi vécu un épisode humiliant il y a quelques semaines, s' étant retrouvé allongé au pied de son fauteuil roulant, dans la salle à manger. C' est en faisant visiter les lieux à une amie de ma mère que nous l' avions trouvé dans cette position inconfortable; il faut se rappeler que le digne septuagénaire est atteint de sclérose en plaques et donc prisonnier d' un corps qui ne répond plus aux commandes. En le voyant ainsi, seul,(depuis quand? Il n' a pas voulu le dire...) dans l' attente silencieuse d' une bonne âme qui "devrait bien passer par là un moment donné", mon coeur avait chaviré. Mais à l' arrivée des 2infirmières, lui, au lieu de se plaindre, a cherché à les rendre à l' aise, constatant leur air affligé: "j' ai eu le temps de me rappeler une bonne ' tite joke durant mon p' tit séjour sur le plancher! Voulez-vous que je vous la raconte? C'est plutôt une question en fait:

Pourquoi les vaches restent-elles toujours silencieuses dans les champs?...Ben c'est parce qu' elles obéissent à l' ordre affiché sur le bâtiment principal: "La ferme"!

Et de plisser les yeux en riant de toutes les dents qu' il lui reste...

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vendredi 16 novembre 2007

Mélancolie d' un soir d' automne


Peux-tu voir toi aussi

La vague qui roule, se dresse, explose
et meurt

sur le rivage froid de mon lac attristé,

respirer toi aussi

Les arômes imprécis de sous-bois déserté

dans l?air pur et glacial d?un plage agonisante,

entendre dans le silence

l? appel désespéré de la cane qui s? épuise

à vouloir rassembler sa cohorte d? étourdis

sur les eaux enragées par un sort si injuste?

Quand tu fermes les yeux

enfin libre du poids d? une banale journée,

frissonnes-tu comme moi, qui te ressemble un peu,

en pensant que "là-bas,

c' est peut-être l' automne"?

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mardi 13 novembre 2007

Suis-je un cas?

Lundi, 12 novembre, 19:00h.Réunion préparatoire à l' assemblée générale du PQ dans mon comté. Bien que ne faisant pas encore partie de l' exécutif, on m' a demandé d' animer un atelier à l'assemblée de samedi, c' est pourquoi je devais assister à cette réunion de planification. Beau thème que le mien, en passant: "culture et souveraineté" et 35 minutes pour en discuter et émettre une proposition! Ay!!!...

Au bureau du député sont attablés les 11 membres de l' exécutif. Premier constat: seule femme à part moi, Christine, l' attachée politique dans la vingtaine. Mais bon!Cela ne devrait pas me surprendre ni me rendre mal à l' aise, étant depuis longtemps consciente du regard interrogateur, je dirais même désapprobateur que portent sur moi plusieurs de mes consoeurs féminines lorsque j' ai le malheur de me laisser emporter par un élan politique un peu trop (trop?) enthousiaste. Et pourtant, moi qui ne suis pas de nature très timide, j' éprouve une certaine gêne en me retrouvant pour la première fois de ma vie dans ce drôle et en même temps sérieux univers qu' on dit traditionnellement et culturellement plus masculin que féminin: une réunion politique formelle. Quant au regard de mes co-équipiers d' un soir- je réserve ma décision d'adhérer ou non à l' exécutif pour samedi-, il m' a paru plutôt sympathique, je dirais même très sympathique...et curieux bien entendu! Après les présentations d' usage, la réunion a débuté et s' est poursuivie rondement, bien animée par le député Trottier et Christine, sa jeune et efficace attachée politique au rire facile et rafraichissant. Ce que j' en ai retenu de plus positif: l' écoute. Eh oui! Serait-ce que j'ai des préjugés (et vous aussi, avouez!), mais je m' attendais à ce qu' une rencontre de passionnés de politique se déroule dans un certain désordre, que chacun essaie de se faire entendre plus que son voisin, mais ô surprise! La discipline régnait! Il faut dire que notre député ne manque pas de rigueur et dans les circonstances du moins, c' est tout à son honneur.

Pour ce qui est du "négatif", je dirais que cette nouvelle expérience m' a surtout laissée encore une fois songeuse quant à la place non-occupée par les femmes en politique. Est-ce qu' il faut avoir un tempérament masculin pour être attirée par ce genre de défi? Est-ce pécher contre un certain "devoir de réserve" longtemps imposé par la société aux femmes tentées d' exprimer haut et fort leurs convictions et leurs aspirations? Ou est-ce simplement une question génétique? Et pourtant, dieu (oupsss...ou mahomet, ou Allah...) sait que la façon de gouverner et surtout d' appliquer les règles sociales pourraient bénéficier grandement d'une présence accrue des femmes au gouvernement. Je sais, je n' invente rien; la politique, on aime ou on déteste. Une très forte majorité de femmes détestent et c' est leur droit. J' ose tout de même espérer ne pas être la seule aspirantE à un poste sur l' exécutif, samedi! Et sincèrement, je ne me sens pas "masculine" pour autant :)





Les femmes n' aiment pas la politique, soit.

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mercredi 7 novembre 2007

Test: votre "vrai" âge.

J'ai rajeuni de presque 7 ans! Youppi!!! Je devrais peut-être aussi "rafraîchir" le titre de mon blog? :)) Je blague, un questionnaire ne change pas le monde, sauf que...

C'est un test sans douleur quoique complet et sans être nécessairement scientifique, il vaut selon moi la peine d' être fait, ne fût-ce que pour les indices qu' il fournit...Mais bon, je n'en dis pas plus.

À VOTRE TOUR!


http://www.passeportsante.net//fr/Maux/Tests/Fiche.aspx?doc=vieillisement_ts

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vendredi 2 novembre 2007

La cinquantaine mâle: un beau spécimen :)

On peut avoir 50 ans et ne pas avoir l' air de tomber de tomber en ruines! De nos jours moins que jamais, avec tout cette marée de produits cosmétiques, cours d'aérobie, chirurgies plastiques...

À une "certaine époque", disons celle des années 60, on trouvait donc que nos "mon oncle" et "ma tante" avaient l' air vieux, n' est-ce pas? Est-ce que les 25 ans et moins voient du même oeil les "mon oncle" et "ma tante" que nous sommes devenus à notre tour? Il me semble que non, du moins pas de manière aussi généralisée. Du moins, j' aime à le croire! ;)

Et puis, de tout temps, il y en a eu qui ressortaient du lot. Les gens de ma génération se souviennent certainement de ce bel acteur italien: Marcelo Mastroiani. "Beau" dans le sens plastique du terme, ce qui manque peut-être un peu de caractère, du moins à mon goût. Un peu comme Roger Moore,Alain Delon, ou plus près de nous, Pierre Lalonde. Mais disons que la cinquantaine lui allait plutôt bien merci, au mari (parmi tant d' autres) de la non moins resplendissante Catherine Deneuve!
En fait foi ce document d' archives audio-visuel de Radio-Canada, à vous rendre un brin nostalgique...

http://archives.cbc.ca/IDC-0-18-1881-12453-10/index_souvenirs/personnalites/mastroianni_mort

Appelez-moi Lise, ça vous dit quelque chose?...

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