mardi 29 avril 2008

Être ou ne pas être vieux et vieille: nous et les autres.

Ma mère avait peut-être raison après tout: c' est le regard, surtout la manière d' agir des "autres" qui nous fait sentir peu à peu vieux ou vieille. Cela, elle l'affirmait haut et fort à qui voulait l' entendre, déjà à l' aube de ses 50 ans, et ça avait le don de susciter de vives protestations du genre: "ben non Lily, c' est juste dans ton imagination voyons!" ou: "C' est impossible, t' as tellement l' air jeune!" Pas convaincue du tout, la mom en remettait, donnant des exemples récents de messages subliminaux sans pour autant être subtils:

- Coudonc toi, quand est-ce que tu vas finir par la prendre ta retraite? Bah, c' est sûr que t'as encore l' air jeune, ça presse pas!...
(ouais ouais...)

- Pauvre toi, t' as l' air tellement fatiguée ces temps-ci! Pas facile de vieillir hein?
(rire sympathique!)

- Mais oui, on a besoin de bénévoles pour l' organisation du festival; tu pourrais répondre au téléphone?
(c' est une question?...)

Pour une rare fois, je donne raison à ma mère, ayant quelquefois expérimenté ce genre de remarques ou pire, certains changements d' attitude, chez des collègues plus jeunes par exemple. Comment dire...Les petits sourires amicaux qui se substituent aux franches prises de position ou oppositions, quand ce n' est pas une ignorance suprême de tout ce que vous pouvez exprimer comme opinion; une espèce de sympathie soudaine, inclusivement de personnes qui jusqu' alors vous étaient plutôt hostiles, le "vous" qui s'installe progressivement...

Susceptibilité ou pas, ces petites phrases ou changements d' attitude ont un effet coup-de-poing, alors qu' on se sent en pleine possession de nos moyens autant intellectuels que physiques- l'activité physique, ça existe bel et bien pour les quinquagénaires+, et comment! Susceptibilité que d' aucuns qualifient de paranoia conséquente au refus de l' âgisme, mais que je ne suis pas la seule à réfuter- lire si cela vous intéresse le texte qui suit, écrit pour le Devoir par Jean Carette, docteur en sociologie, retraité de l' Université de Montréal. Il date de 4 ans, mais que celui qui pense que les choses ont changé se lèvent!

http://www.ledevoir.com/2004/03/08/49235.html

En voici un extrait, ou avant-goût:


De la différence instituée et sans cesse exacerbée entre les personnes âgées et les personnes non âgées à la discrimination âgiste, le glissement est aussi néfaste qu'inévitable. Tant que nous ne verrons dans les aînés que des objets de stratégies, des clientèles de programmes, des cibles de marché, des «bébéficiaires» de soins et de services ou des candidats à l'oisiveté durable et à la mort, nous nous priverons collectivement de l'apport de leurs compétences et de leur expérience, des avantages de leur maturité et de leurs multiples formes de sagesse, et même des charmes trop discrets de la liberté rendue à leur âge.

Sur ce, je vous laisse pour aller profiter des nombreux avantages de l' âgisme et la soi-disant "retraite": un interminable petit déjeûner, suivi d' un après-midi de bénévolat auprès d' une classe grouillante et stimulante de jeunes de 6e année. Mais ça, c' est toute une autre histoire! :)

A la prochaine, en espérant que cette neige qui recouvre de nouveau le sol ne s'avère avoir été qu' un mirage!

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jeudi 24 avril 2008

Pétition pour la nation québecoise

Curieux, curieuses? Jetez donc un coup d' oeil sur ce site:

http://www.operationpoint-qc.org/index.php

Les châteaux de sable commencent toujours par une simple pelletée, non?


Bonne fin de semaine sous le sooooooooooooooleeeeeeeeeeeeeeil! :))))

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dimanche 20 avril 2008

Idées de logiciel? (Petite pub personnelle)


C' est un fait: tout existe sur internet, ou du moins tous les domaines y sont représentés. Pas facile dans ces conditions de développer une entreprise basée sur un logiciel utilitaire, sauf qu' il y a sûrement des secteurs où tous les besoins ne sont pas comblés, ou qui le sont de manière insatisfaisante, que ce soit en construction, en services professionnels, en loisirs, en éducation, ou autre...

Si vous avez une idée de programme informatisé ou d'un site-web pouvant améliorer ou faciliter le travail d' entreprises ou de groupes de personnes et ayant des chances de devenir rentable, envoyez-les s.v.p à golem_01@hotmail.com
Eh non! Je ne me suis pas recyclée en spécialiste de l' informatique- je le regrette parfois!- mais je connais un jeune ingénieur compétent et plus que prêt à se mettre à la tâche, seul ou en collaboration.

Toutes les idées sont bienvenues, même celles qui pourraient sembler farfelues. Sauf erreur, le vieux dicton: "C'est du choc des idées que jaillit la lumière" est toujours aussi vrai, non?...

Merci et bon dimanche à tous!

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dimanche 13 avril 2008

La Cinquantaine rockeuse


Ça oui, ça s' appelle du rock! Wow!!! Quel show électrisant! Quelle ambiance dans un auditorium Dufour survolté, avec 800 spectateurs dont la moitié n' étaient probablement encore que des bébés dans les années 70.

j' avoue n' avoir jamais été une fan de Sylvain Cossette, ayant plutôt un faible pour les voix masculines graves et chaudes. Cependant, en l' entendant interpréter un extrait de son show 70's lors d'une entrevue radiophonique il y a 3 mois, mon tchum et moi ne nous sommes consultés que 2 minutes avant de nous précipiter sur le réseau Réservatech pour acheter des billets. Un chanteur québecois qui interprète du Queen comme ça, on a pensé que ça devait valoir le déplacement: St-Fé-Chicoutimi, 3 heures en voiture. Et OUI!!! Malgré la distance, le come back de la neige, la brume assez épaisse par endroits et la poudrerie dans le coin de Métabet, OUI!Oui! Le spectacle d' hier ne fut rien de moins que 2 heures et quart de pur bonheur musical, parsemées de frissons- il sait chanter haut et fort sans être énervant le moins du monde monsieur Cossette!-, de belles découvertes, comme le talent et la voix, grave et chaude celle-là, du pianiste de l' excellent band qui accompagne le généreux chanteur, toujours prêt d' ailleurs à les laisser briller de tous leurs feux. Et croyez-moi, ils nous en mettent plein la vue et les oreilles! Les mots: "fantastique", "magnifique", "comme un Dieu" utilisés tout au long de la soirée par Cossette dans sa présentation de chacun de ses complices, sont à peine exagérés. Chose certaine, dès la deuxième toune, toute la salle était debout pour "rocker" avec eux et ensuite les ovationner. Ils ont eu l' air surpris et bien sûr heureux!

Cat Stevens, les Rolling Stones, Queen, John Lennon, Foreigner, Eric Clapton, les Beatles et autres génies d' une époque qu' on a adoré revivre le temps d' un maudit bon show: ne le ratez pas si vous en avez la chance!

Merci et longue vie à un autre excellent artiste de chez nous, Sylvain Cossette et à son band!

Le site web du spectacle, ne fût-ce que pour le plaisir d' écouter "somebody to love":

http://www.myspace.com/sylvaincossette70s

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mercredi 2 avril 2008

Hotel Arenal Paraiso, Costa Rica

Pas moyen d' afficher ici une photo de l' hôtel mentionné précédemment. Pour les curieux, voici donc l' adresse d' une section particulièrement "chaude" du site web du Arenal Paraiso :) Il est un peu plus cher que la plupart des hôtels de ce secteur, mais quand même raisonnablement, compte-tenu que le très garni et coloré buffet-déjeûner et les merveilleux bains thermaux (9 en tout)sont inclus dans les prix. Nous avons adoré!


http://www.arenalparaiso.com/english/vhot.htm

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Chez nous, c' est chez nous.

Vérité de Lapalisse, d' accord, mais qui correspond bien à l'émotion ressentie au retour d' un voyage. Ce fut du moins notre cas, il y a une semaine.

Impossible de nier l'intensité du bonheur éprouvé à se prélasser sur la plage, bercé par la douce musique des vagues en songeant à "ces pauvres eux-autres", là-bas au Québec, poignés dans une autre tempête des faucons *. Difficile de ne pas éprouver un vif pincement au moment de quitter un endroit aussi idyllique que l' l'hôtel Arenal Paraiso de La Fortuna, par exemple. Une vue imprenable sur le fameux volcan actif l' Arenal de notre joli bungalow, 8 sources thermales, autant de petites piscines privées discrètement disséminées le long d' un parcours fleuri et odorant, une cuisine savoureuse, des serveurs empressés (parfois un peu trop) et souriants, un environnement tropical à souhait: la vie de rêve durant 3 trop courtes journées pourtant bien remplies, tout comme les 10 précédentes.

Et pourtant...Dès qu'on a commencé à apercevoir par le hublot les toits tout blancs des maisons, le fleuve glacé, le profil du Château Frontenac, je n' ai pu m'empêcher d' éprouver, en plus du soulagement de sortir de l' express-jet, un peu trop mini à mon goût, une joie profonde à la pensée de retrouver ce bon vieux Québec, la famille, les amis, les petites habitudes tout-confort.

Il y a une semaine jour pour jour, après une traversée assez rock'n roll de notre cher Parc des Laurentides, nous entrions dans le stationnement de notre résidence, impatients de revoir les nôtres et notre "bébé" filou. Mais...c' est quoi ça, cette masse informe qui se dresse devant nous? Oh mon doux! Le camion!!! Complètement enseveli sous 4 pieds de neige au moins! 4 nouveaux pieds (minimum!) de plus en fait, qui attendent tout bonnement d'être pelletés et déposés dieu sait où! On se regarde, puis on hausse les épaules. Bah!On est chez nous!...

* tempête des faucons
expression québecoise se rapportant aux tempêtes tardives, signifiant:"faut-qu'on-ressorte-les-pelles"...

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