mercredi 23 septembre 2009

Un peu de nostalgie.

Pas très original comme titre, mais c'est tout ce qui me vient à l'esprit ce soir...bon, pas seulement ce soir en fait :) Sans qu'on sache pourquoi, une espèce de nostalgie s'empare quelquefois de notre esprit et rien n'arrive à la chasser. Ca vous arrive aussi?

Je repense à cette soirée de lundi , joyeuse, animée, presque parfaite inclusivement pour la température plus que clémente pour cette période de l'année. Des amis immigrants, une douzaine parmi lesquels un couple de Mexicains en "visite exploratoire" dans ce coin de pays étaient réunis autour d'un feu- vous savez où :)- sous un ciel parsemé d'étoiles, jouant de la guitare, chantant des "boleros" entre leurs propos ponctués de "bella Colombia", de "extrañado Mexico", de " lointaine Bulgarie"...Dans leurs yeux rendus plus brillants par la flamme tout proche, un défilé d'êtres chers, de lieux familiers depuis trop longtemps délaissés; l'ai-je imaginé? Je ne crois pas.

En les observant, mes propres souvenirs de moments comme celui-là, vécus en compagnie d'amis devenus "absents". Disparus sans laisser de trace, ou parfois oui...des traces, que les vagues du lac parfois agressives n'arriveront pas à effacer. On s'attache à ses souvenirs même s'ils sont douloureux, allez donc savoir pourquoi!..

Un petit poème avec ça? Bon, puisque vous insistez...


Rien par devant, rien par derrière
que la lourdeur de cette terre,
que la grisaille des vieilles pierres
froides comme l'automne de ma mémoire.
L'aube se dérobe, l'horizon fuit
se déjouant de mon envie
de les nommer, de les garder
comme les plus précieux des amis.

Passe le temps, voleur, cruel,
se moquant bien de la parade
des pauvres humains que nous sommes,
mortels rêvant de l'immortel.
Rien par devant, rien par derrière,
que l'immensité du désert,
quand le souvenir des départs
vient fouetter ma pauvre mémoire.

Nostalgia, nostalgia! ...

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samedi 12 septembre 2009

Six pieds sous terre

Morbide comme sujet? Peut-être pas tant que ça, puisqu'il fait référence à cette populaire série télé: Six feet under, dans sa version originale. Quoique...

Nous en parlions autour de la table ce soir: malgré le malaise qu'elle provoque, cette émission qu'on peut qualifier de pas banale a de quoi nous accrocher et même nous faire réfléchir sur le sens à donner à cette existence terrestre. Pour cause, chaque nouvelle émission débute par un décès, qu'il soit soudain, violent, prévisible ou provoqué, comme dans la vraie vie. Puis peu à peu, on en apprend davantage sur la vie de ces défunts qui permettent à l'entreprise de la famille Fisher de prospérer, étant proprio d'une société de pompes funèbres. Les "feu- personnages" de chaque émission, ce sont pour la plupart des gens simples, ordinaires, qui ressemblent à un voisin, un ami, un parent...Ils vivent, travaillent, se cassent la tête, ou non, puis tout s'arrête: TERMINUS.

Prêt ou pas prêt, tu débarques et la société Fisher va s'occuper de toi, te rendre beau, te donner l'air de ce que tu n'es plus: vivant. Je passe les détails techniques de ces opérations qu'on nous montre sans trop de pudeur dans la série; impossible de ne pas frissonner en visionnant ces images la première fois! Puis on s'y habitue peu à peu, le tout, je parle de la série en général, étant réalisé simplement et professionnellement. Les membres de la famille Fisher sont eux bien vivants, quoique l'esprit du père décédé continue de les hanter: pas moyen pour eux , pas plus que pour leurs clients, d'oublier qu'Elle rôde, sans cesse à l'affut de nouvelles vies à voler. L'idée, c'est de se faire justement à l'idée, de s'y apprivoiser autant que faire se peut, d'être prêts à y faire face un jour ou l'autre puisque c'est "naturel", nous, humains, étant des éléments de cette nature terrestre périssable.

La série Six Feet Under est bien faite et nous en met plein la vue. Ses auteurs ont pris un grand risque, celui de nous exposer à et de susciter des réflexions sur un sujet tabou dans cette société moderne qui a horreur du vieillissement: notre finalité. Moi je leur dis bravo et...carpe diem! :)

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lundi 7 septembre 2009

Nature quand tu nous tiens!...


Quel privilège que d'avoir sous les yeux un tel spectacle. Toujours fascinant, sans être nouveau.
En revoyant cette photo prise avec les yeux à peine ouverts, je ne peux que me compter chanceuse d'avoir pu élever ma famille sous cette latitude où les merveilles de la nature sont omniprésentes, où l'on peut tout simplement vivre et être en fin de compte. La "ville", il me semble que c'est tellement dans une autre dimension!...
Ce moment de sérénité, c'était juste hier, vous avez deviné où...Merci la vie!

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samedi 5 septembre 2009

La Cinquantaine: et ça continue!


Quel été!!! A vrai dire il m'a semblé encore plus court que de coutume, à voler, bon, plutôt à conduire ou à pédaler entre la maison et le chalet du Lac, à effectuer des courts voyages ici et là, à recevoir les Grands et les amis...Et depuis 3 semaines déjà, c'est le retour aux activités de bénéfollat (expression empruntée de je ne sais plus qui, je m'en excuse :), retour particulièrement essoufflant vu mes nouvelles responsabilités au sein de l'AREQ/CSQ. Tout cela justifie-t-il mon silence de tant de jours ici? Hum...Honnêtement, je n'en suis pas certaine.
Ayant expérimenté pour la première fois le syndrome de la page blanche en tentant de me remettre au clavier il y a environ une semaine, je me suis sérieusement interrogée sur mon intérêt ou tout simplement mon envie de continuer à blogger. Ce n'est pas la première fois que les doutes m'assaillent à ce sujet, je sais :) On dit que pour être inspirée en écriture, il faut un peu souffrir; il faut croire que la douleur de voir le mois de juillet disparaître dans le brouillard des pluies qui l'ont habité n'a pas été suffisante pour réveiller ma petite muse. Ceci dit, je n'ai pas encore dit/écrit mon dernier mot!
Mais par où commencer?...Une question tiens! Et vous, votre été?

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