mercredi 20 janvier 2010

La cinquantaine en réflexion...

Jeudi, 9 heures. Les équipes de secours dépêchées de partout dans le monde s'affairent à chercher, déblayer, soigner, panser, consoler les milliers de victimes du séisme qui a frappé Haiti il y a une semaine. Souvent en pleurant, parfois mais de plus en plus rarement, en criant de joie au hasard des corps trouvés ça et là, ces milliers de travailleurs, médecins, militaires, bénévoles d'organismes d'aide humanitaire, vivent là une expérience qui les marquera à jamais. Sous les yeux angoissés des survivants encore incrédules face à l'ampleur du désastre qui, en quelques secondes, a fait basculer leur univers familier dans un gouffre d'odeurs et de sons effrayants.

Jeudi, 1o heures. Les réseaux de radio et de télévision, simultanément avec ceux d'internet lancent une bombe: un séisme de 8.2 vient de secouer la Californie. Des images instantanées d'énormes édifices en train de s'écrouler sur des milliers de gens. Hommes, femmes, enfants courent, hagards, dans les rues en hurlant. Des explosions enfument le ciel devenu rouge et noir. A CNN, un reporter ne fait que répéter: "it has just happened, the worst has happened". On fait déjà état de centaines de milliers de victimes dans ce paradis devenu enfer.

Jeudi, 12 heures. Le président américain ordonne que tous les Américains en mission à Haiti se rendent sur-le-champ dans les grandes villes de la Côte-Ouest afin de sauver tout ce qui peut encore l'être. Il invite les "amis" des Etats-Unis à en faire autant, vu l'urgence de la situation.

Jeudi, 15 heures. Le chef des opérations en Haiti et son équipe se présentent devant les centaines de caméras et annoncent à des journalistes hystériques: "here we are and here we stay". Il quitte immédiatement le site pour retourner à ses tâches, malgré la pluie de questions qui fusent du rang des reporters confondus.

Le cours de l'histoire vient de prendre un tournant dramatique, inattendu. Les hommes ont compris...

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1 commentaires:

À 20 janvier 2010 18:39:00 HNE , Blogger mamiecolo a dit...

Sans souhaiter de cataclysme à quelque point de la planète, tant chez les nantis industrialisés que dans les pays pauvres comme Haïti, où ailleurs dans le monde où aucune richesse naturelle n'a attiré de multinationale pour y investir ou y exploiter une quelconque richesse au cours de leur histoire, il nous est permis d'espérer que devant la souffrance des victimes de quelque point du globe que ce soit, les gens tant de l'aide humanitaire (organismes) que des particuliers touchés par la misère des autres, leur venant en aide, ne les abandonneraient pas pour aller en secourir d'autres dans un pays riche et dominateur. La nature n'est pas discriminatoire, elle est sans pitié quand elle a des démangeaisons. Espérons que devant l'urgence d'agir pour secourir son frère humain, les coeur de l'homme n'oserait pas faire non plus de discrimination et je prie pour qu'il défie un commandement politique inhumain.

 

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