Trois petits cochons bien affamés...
Après les grandes dames?les 3 petits cochons! Je parle bien sûr de la fameuse comédie de m?urs québecoise, pas toujours drôle, mais probablement très actuelle, qui semble bien partie pour battre des records d?assistance.
Comment dire? Ce film-là m?a laissé un goût un peu amer. Comme à peu près tous les spectateurs présents, j?ai ri à plusieurs reprises, mais froncé les sourcils plus fréquemment encore. C?est que plusieurs propos et scènes sont d?un crû, mes amis!!! Mais bon, difficile de faire autrement quand la thématique tourne autour de l?irrésistible et récurrent besoin de fornication (excusez-la!) des hommes, excuse toute biologiquement simple aux infidélités qui en découlent. Facile à comprendre, non?...Eh bien non! De toute évidence, les conjointes de ces innocentes victimes de poussées hormonales incontrôlables n?ont guère envie de se montrer compréhensives; celles qui sont au courant, bien sûr!...
Il semblerait et pas seulement selon le réalisateur Patrick Huard dont je ne suis pas du tout une fan, que dans ce monde hautement épicurien d?aujourd?hui, tout le monde trompe tout le monde. Les femmes par besoin de retomber en amour, les hommes par?besoin. Un peu simpliste comme point de vue, tout comme le sujet de ce film finalement! Et pourtant, je ne peux pas dire que je l?ai détesté. Les acteurs sont vraiment crédibles, le jeu de Guillaume Lemay-Thivierge, l? adolescent attardé et obsédé tout simplement tordant, le côté plus dramatique très bien défendu par 4 excellentes actrices et une moins talentueuse (Mahée Paiement) mais qui a le mérite de se donner (mettez-en!) à 100% :. Bref, on y va pour le divertissement, pas trop pour le « message » et on est assurés de passer un bon moment.
L?infidélité serait-elle donc devenue banale et même socialement acceptable? Et la « moralité » dans tout ça? Le respect de soi-même et de l?autre? Des mots qui semblent définitivement perdre de plus en plus de leur sens, à une époque où le mot d?ordre est : mordons dans la vie à pleine dents, pendant qu?il nous en reste!...
Ah! Ce film, je suis allée le voir hier soir dans un cinéma de Chicoutimi, pendant un séjour: "évasion de moi-même avec moi-même". Un thérapeutique 36 heures à suivre l' impulsion du moment, à satisfaire un petit goût d' aventure qui revient encore me piquer de temps à autres, en apportant son lot de "petits bonheurs" tout simples et tout sains. Ça se peut? Et comment! Je suis prête à partager la recette. "Moralité" garantie! :)
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