jeudi 6 septembre 2007

Mme Marois descend au Lac!

Bizarre cette expression : « descendre au Lac », non? « Je suis à Québec, mais je descends au Lac tantôt! Pis toi, quand est-ce que tu descends de Montréal? » Eh bien! Il y en a qui ont oublié de jeter un coup d??il sur leur carte géographique! À moins que le mot « descente » ait quelque chose à voir avec la perception qu?ont nos amis de la grande ville, de ces basses-terres qui sont les nôtres? ?Bon, changeons de sujet avant que les accusations de paranoia commencent à pleuvoir!

Chose certaine : Mme Marois s?en vient! Après Gilles Duceppe, c?est au tour de la madame de venir fouetter les troupes indépendantistes du coin. Mais bien sûr que c?est le hasard qui nous l?emmène en ce milieu de campagne électorale, qu? est-ce que vous vous imaginiez? T' sé! :)
Lundi, mes collègues de Portes Ouvertes sur le Lac (d? en-haut) et moi aurons l? occasion d?échanger avec elle durant une quarantaine de minutes au bureau-même de l? organisme. Pour moi, ce sera une première rencontre personnelle avec cette femme dont j?admire depuis longtemps l?intelligence et la force de caractère. On dit qu?elle sait être vraiment attentive aux gens- pour le eye-contact, aucune idée encore- alors sa visite devrait être appréciée, inclusivement par les non-partisans de l?option que vous savez. Du moins je l?espère!

Cette journée de lundi débutera par un déjeûner où les femmes seulement sont conviées à venir parler avec la chef du PQ. Eh bien pourquoi pas? Jadis, il y avait une taverne réservée aux hommes à chaque coin de rue, sans parler des mouvements très masculins comme les Chevaliers de Colon; maintenant, on organise des déjeuners féminins, la belle affaire!...
Sérieusement, on peut supposer que l?objectif de telles réunions est de stimuler l? intérêt des femmes pour la chose publique, mais le succès de telles initiatives est loin d? être assuré. En travaillant sur le terrain, il est facile de se rendre compte de l? indifférence ou carrément du dégoût d? une majorité de femmes pour la politique. Je ne mentionne pas leur ignorance, sachant bien qu?elle est la conséquence, justement, de ce désintéressement manifeste. Mais pourquoi répugnent-elles tant à prendre leur place dans ce monde où des idées nouvelles, des façons de faire différentes, font si souvent défaut? Jusque dans les années 60, l? excuse de la grosse famille était tout à fait valable, mais dans les années 2000, comment expliquer qu?encore si peu de femmes prennent part aux débats publics et qu? elles constituent toujours une minorité visible dans les exécutifs des partis politiques?

Sous-estime de soi? Peur du jugement, de la critique? Cynisme face à un système politique où la loi du gros bon sens est loin de toujours prévaloir? Toutes ces réponses sont probablement bonnes?Vous avez les vôtres?

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