mercredi 31 octobre 2007

Mal de mâle: encore les hormones!


Comme promis, la suite de points de vue sur la cinquantaine. Cette fois, il s' agit d' un article tiré du magazine Santé Canadienne, avec ce titre on ne peut plus clair:
Mal de mâle
Quand le taux de testotédone baisse...



De la fin de la quarantaine jusque dans la cinquantaine, Richard Hébert a mis sa fatigue constante sur le compte de l?épuisement professionnel.

Cet entrepreneur de Montréal ? et les médecins qu?il a consultés ? ont attribué tout naturellement à un horaire chargé et à un travail stressant sa fatigue, sa baisse de libido, ses sautes d?humeur et sa motivation en chute libre.

Mais quand les premières chaleurs et les sueurs nocturnes sont apparues (beaucoup plus importantes chez lui que chez sa femme, alors dans la jeune cinquantaine), Richard s?est mis à soupçonner des troubles hormonaux et consulté un spécialiste en andropause. Le médecin lui a prescrit une thérapie de remplacement de la testostérone. « Les médicaments ont mis un certain temps à faire effet, mais aujourd?hui, je profite de la vie comme jamais auparavant », de dire Richard, maintenant âgé de 63 ans. Bien qu?il reconnaisse ne pas avoir l?énergie sexuelle d?un mâle alpha, Richard a vu sa vitalité générale et son optimisme progresser de façon spectaculaire. « L?effet des médicaments a été miraculeux ! »

L?andropause est le nom que l?on donne à cette période de la vie où les hormones masculines, en déclin, affectent l?énergie physique, mentale et sexuelle des hommes. On appelle aussi cette période ménopause masculine, climatère de l?homme et même, à la blague, « mâlopause ». Les symptômes de l?andropause ? nervosité, dépression, troubles de mémoire, fatigue, chaleurs et dysfonctionnement sexuel? ont été observés pour la première fois en 1939 chez des hommes dans la cinquantaine. Mais on savait bien avant que les hormones mâles avaient un rôle important à jouer dans le sentiment de virilité. À la fin du XIXe siècle, le médecin français Charles-Édouard Brown-Séquard, septuagénaire à l?époque, rapporte s?être senti complètement régénéré après s?être injecté des extraits de testicules de chien.
(uyyyyy!!!)

Les médecins délaissent aujourd?hui l?idée selon laquelle tous les vieux grincheux de ce monde sont atteints d?un mal curable que l?on appelle andropause. Ils sont, au contraire, de plus en plus nombreux à croire qu?une minorité d?hommes souffrent d?une déficience hormonale grave au point d?affecter leur qualité de vie et de nécessiter une hormonothérapie de remplacement.

Même l?emploi du terme « andropause » se raréfie, cédant progressivement sa place au « syndrome de déficience en testostérone ». Selon le Dr Morales, au moins 20 000 Canadiens en sont atteints chaque année, venant grossir les rangs de centaines de milliers d?autres hommes. En 2006, les pharmaciens canadiens ont rempli 327 000 ordonnances de médicaments à base de testostérone.
(!!!)
Malgré cela, le spécialiste croit que le syndrome demeure sous-diagnostiqué, faute d?une sensibilisation suffisante chez les médecins et des patients.

Les principaux symptômes d?une déficience en testostérone sont la fatigue, la faiblesse, la perte de masse musculaire, l?ostéoporose (à laquelle peut s?ajouter une perte de taille), l?irritabilité, les troubles du sommeil, la perte de motivation, les chaleurs, les sueurs nocturnes et une baisse de libido. Pourtant, comme ces symptômes peuvent être occasionnés par une foule d?autres problèmes de santé ? déséquilibre thyroïdien, diabète, dépression, stress intense ? et même par des médicaments, les hommes ne doivent pas essayer de diagnostiquer ce syndrome eux-mêmes.

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