L' irréparable outrage des ans sur une société désorientée.

Un peu philosophique mon titre...mais on passe tous par des périodes comme ça, n' est-ce pas? Et on espère qu' elles dureront le moins longtemps possible. Je parle des "blues" du temps qui passe trop vite, emportant avec lui le meilleur pour nous laisser ce qui nous paraît être le pire- j'ai bien dit dans les moments de blues!
Le pire pour moi ces temps-ci, c' est le constat de la rapide détérioration de mon état physique comme psychologique, dès que le temps manque pour pratiquer mes activités physiques préférées. Et le pire des pires, c' est justement de ne pouvoir pratiquer les dites activités, faute de temps. Pourtant, j' en avais du temps pour TOUT faire...avant! Vous me suivez?
Bon...le temps et la clarté d' esprit me manquant ce soir pour élaborer sur ce thème toujours plus "enrageant" à mesure qu' on vieillit, je vais de ce pas téléphoner à ma fille, qui va me répéter qu' elle envie mon énergie et que je ne suis pas du tout en train de prendre un coup de vieille. Mon subconscient enregistrera ces mots sincères et rassérénants juste avant de me livrer à Hypnos et qui sait? Peut-être que le "blues" se dissipera en même temps que le voile se lèvera sur un nouveau jour?
Au hasard de mes recherches, je suis tombée sur le texte d' une conférence d' un sociologue français, sur la perception et la gestion du temps, sous le titre évocateur: La société désorientée. Je vous en laisse un extrait sur lequel méditer...quand vous en aurez le temps!
Dans une formidable peur du jour où comme le dit RONSARD nous « serons étendus sous la lame », peur personnelle et peur collective bien sûr, nous dépensons une énergie considérable à essayer de gagner du temps, comme si ce temps gagné aujourd?hui était autant de temps gagné sur la mort et donc de temps ajouté à la vie.
Nous n?avons jamais vécu aussi longtemps mais nous n?avons jamais autant manqué de temps. Alors, perdant le sens des choses, nous sommes prêts à oublier que la fontaine qui désaltère est belle à regarder, qu?une ingénue s?y baigne peut-être nue, qu?elle chante de son eau vive, qu?elle est fraîche au toucher, qu?elle est douce à goûter et que par tout cela elle abreuve aussi l?esprit et sans doute nourrit l?âme. Privé de cette eau pure le corps social se dessèche, il souffre, il est malade, malade du temps.
Michel BILLÉ, sociologue.
(Exposé du 1er juin 2007, à Vaison la Romaine.)
Le pire pour moi ces temps-ci, c' est le constat de la rapide détérioration de mon état physique comme psychologique, dès que le temps manque pour pratiquer mes activités physiques préférées. Et le pire des pires, c' est justement de ne pouvoir pratiquer les dites activités, faute de temps. Pourtant, j' en avais du temps pour TOUT faire...avant! Vous me suivez?
Bon...le temps et la clarté d' esprit me manquant ce soir pour élaborer sur ce thème toujours plus "enrageant" à mesure qu' on vieillit, je vais de ce pas téléphoner à ma fille, qui va me répéter qu' elle envie mon énergie et que je ne suis pas du tout en train de prendre un coup de vieille. Mon subconscient enregistrera ces mots sincères et rassérénants juste avant de me livrer à Hypnos et qui sait? Peut-être que le "blues" se dissipera en même temps que le voile se lèvera sur un nouveau jour?
Au hasard de mes recherches, je suis tombée sur le texte d' une conférence d' un sociologue français, sur la perception et la gestion du temps, sous le titre évocateur: La société désorientée. Je vous en laisse un extrait sur lequel méditer...quand vous en aurez le temps!
Dans une formidable peur du jour où comme le dit RONSARD nous « serons étendus sous la lame », peur personnelle et peur collective bien sûr, nous dépensons une énergie considérable à essayer de gagner du temps, comme si ce temps gagné aujourd?hui était autant de temps gagné sur la mort et donc de temps ajouté à la vie.
Nous n?avons jamais vécu aussi longtemps mais nous n?avons jamais autant manqué de temps. Alors, perdant le sens des choses, nous sommes prêts à oublier que la fontaine qui désaltère est belle à regarder, qu?une ingénue s?y baigne peut-être nue, qu?elle chante de son eau vive, qu?elle est fraîche au toucher, qu?elle est douce à goûter et que par tout cela elle abreuve aussi l?esprit et sans doute nourrit l?âme. Privé de cette eau pure le corps social se dessèche, il souffre, il est malade, malade du temps.
Michel BILLÉ, sociologue.
(Exposé du 1er juin 2007, à Vaison la Romaine.)
Libellés : société désorientée peur vieillir

